Au sujet de

Ces discours, vous les connaissez, ils sont rabâchés (de la même façon) toute la journée sur tous les médias. Ce que nous proposons ici, c'est d'avoir non pas des certitudes, mais des éléments de réflexion, car pour se faire une idée des évènements il faut lire plusieurs point de vue. Et ce n'est pas en écoutant les "médias officiels" que vous pourrez en avoir !
Il ne suffit pas de s’informer, ils faut s’impliquer !

Nous tentons, de donner à ceux qui travaillent, et qui, nous le comprenons fort bien, n'ont pas tout leur temps pour eux, une information ciblée sur l'essentiel de la géopolitique , qui interprète une autre musique que celle diffusée par les médias nationaux. En effet, lire d'autres points de vue permet de se faire une autre idée des évènements. Ainsi, vous pourrez vous forger votre propre idée.

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Fin du grand débat, début du grand débarras



Vous comprendrez que si c’est pour venir faire tapisserie le petit doigt en l’air au milieu des pitres façon BHL, Enthoven, ou des intellectuels de cour comme Patrick Boucheron [2], je préférerais avoir piscine ou même dîner avec François Hollande. Au moins votre invitation ajoute-t-elle un élément supplémentaire pour documenter votre conception du débat. Savez-vous qu’à part les éditorialistes qui vous servent de laquais et répètent en boucle que la-démocratie-c’est-le-débat, votre grand débat à vous, personne n’y croit ? Vous-même n’y croyez pas davantage. Dans une confidence récente à des journalistes, qui aurait gagné à recevoir plus de publicité, vous avez dit ceci : « Je ressoude, et dès que c’est consolidé je réattaque ». C’est très frais. Vous ressoudez et vous réattaquez. C’est parfait, nous savons à quoi nous en tenir, nous aussi viendrons avec le chalumeau.

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Fin du grand débat, début du grand débarras



Mercredi 20 Mars 2019

Mots clés : , France, honte, macron,



Pour Korybko, interviewé par RT, « la France et l’Italie sont en guerre par procuration en Libye »

Cet article constitue la retranscription d’une interview accordée par Andrew Korybko à RT Allemagne, au sujet des derniers développements en date en Libye. Cette interview a été publiée par le journal sous forme abrégée, sous le titre « Colonialisme 2.0 : la France et l’Italie se mènent une guerre par procuration en Libye ».

Champs de pétrole en Libye, pipeline, raffineries et stations de stockages

Suite : Pour Korybko, interviewé par RT, « la France et l’Italie sont en guerre par procuration en Libye »

Mardi 19 Mars 2019

Mots clés : , France, Italie, Lybie, pétrole,



Etats de droit

Michel Raimbaud
Ancien ambassadeur de France
Ce vendredi 15 mars 2019 marque le huitième anniversaire d’un conflit universel. Déjà plus long que les deux guerres mondiales, il a passé « l’âge de raison » qui signifiait pour les parents et grands-parents de jadis la fin de l’innocence de leur progéniture. Les intellectuels de toutes les rives auraient intérêt à lire l’article publié à cette occasion par Kamal Khalaf, écrivain, journaliste et analyste politique palestinien bien connu, qui rappelle une réalité escamotée : » s’il y a une guerre qui n’est pas innocente, c’est bien celle de Syrie « . Près de 400 000 morts, des millions de réfugiés, déplacés, exilés, sinistrés, et une multitude de blessés, d’estropiés, de handicapés à vie. Des orphelins, des veuves, des familles brisées ou dispersées. Sans parler d’un pays en partie détruit, à dessein. Ayant déjà beaucoup dit et écrit à ce propos, je n’allongerai pas l’inventaire des supplices infligés à tout un peuple, victime par surcroît d’un flagrant déni de vérité et de justice sans précédent.

Suite : Etats de droit

Mardi 19 Mars 2019

Mots clés : , Syrie, ambassadeur, guerre,


Semaine précédente


Dossier
»complet«

La géopolitique du nouvel ordre mondial multipolaire du XXIe siècle

Le monde est actuellement au milieu d’une transition historique de l’unipolarité vers la multipolarité qui devrait caractériser de manière prévisible les premières décennies du XXIe siècle, sinon son intégralité. Ce processus de changement de paradigme présente de multiples dimensions, ce qui peut laisser les observateurs complètement dépassés lorsqu’ils essaient de donner un sens à tout cela, et la plupart des analystes ont tendance à se concentrer uniquement sur un ou deux facteurs tout en négligeant le reste de la situation. Il ne s’agit pas d’une faute intentionnelle, mais plutôt d’une spécialisation dans certains domaines et de l’investissement en temps qui en découle, qui les empêchent de faire des recherches sur d’autres tendances et de saisir le sens global ...Suite


7 fausses idées
»sur les médias«

Les gardiens de nos médias CAC 40 ont une rhétorique bien rodée pour se garder de toute critique, et continuer à passer pour des héros des libertés publiques tout en oeuvrant à verrouiller le système d’information français. Demi-vérités, mythes éculés ou mensonges éhontés, certains de leurs arguments s’avèrent hélas encore très efficaces auprès du public. Voici comment s’armer intellectuellement contre ces pseudo-évidences en sept leçons. de Aude Lancelin ...Lire la suite

Le Monde
Diplomatique

Le Monde diplomatique n’a pas seulement dressé l’acte d’accusation du journalisme réellement existant (concentration capitaliste, pensée unique, enfermement bourgeois, connivences et complaisances). Nous lui avons opposé une autre pratique professionnelle(...) Si la concurrence pour l’audience appauvrit souvent l’information, la neutralité conçue comme l’écrêtement des opinions divergentes entraîne un autre coût : chassés des pages d’opinion, des plateaux télévisés et des joutes théâtralisées entre compères et confrères, les dissidents politiques de tous bords créent leurs revues, leurs chaînes, leurs publications. Par un retournement de situation savoureux, ils profitent du discrédit du journalisme institutionnel, puisque figurer au ban de la corporation est presque devenu un gage de confiance, une lettre de crédit, une Légion d’honneur. Notre honneur à nous est ailleurs...
(11/2017) S. Alimi.

Les médias transforment les informations à leur façon, c'est-à-dire à la façon de leurs propriétaires milliardaires. Ils ont même tendance à oublier des informations capitales. Les mensonges et ommissions seront ici publiés !

Que fait l’Empereur Trump ?




?

Article de
»fond«

Que fait l’Empereur Trump ?

Il est occupé à diviser l’Empire en deux.

Donald Trump semble faire ce que les empereurs romains comme Dioclétien, Constantin et Théodose ont fait il y a longtemps : diviser l’empire en deux parties. Trump n’a peut-être pas consciemment décidé de le faire, mais un Empire ne peut avoir que la taille qu’il peut se permettre et l’Empire américain ne peut plus se permettre de dominer le monde entier.

Flavius Theodosius Augustus « Le Grand » (347-395 de notre ère) fut le dernier empereur à régner sur tout l’empire romain. Son succès était probablement dû en grande partie à son habitude de piller les temples païens pour leur or dont il avait besoin pour payer ses troupes. Mais les temples païens étaient une ressource limitée et Théodose lui-même a semblé le comprendre lorsque, peu avant sa mort, il partagea l’Empire entre ses deux fils, Arcadius et Honorius. Par la suite, l’empire ne devait plus jamais être uni sous un seul empereur.

L’Empire romain avait été une puissance fortement centralisée à ses heures de gloire, mais il n’a jamais été très intéressé à créer une unité ethnique et linguistique entre ses sujets. Les autorités romaines ont compris qu’il était moins coûteux de tolérer la diversité que de forcer l’uniformité – une politique typique de la plupart des empires. Ainsi, l’Empire est resté divisé en deux grandes moitiés linguistiques : les Pars Occidentis de langue latine et les Pars Orientis de langue grecque. Théoriquement, le latin était la langue officielle mais, dans la pratique, l’Empire restait une entité bilingue et, aux IIe et IIIe siècles, l’élite romaine avait même tendance à parler grec – langue considérée comme plus raffinée et plus classe que le latin.

La scission des deux côtés de l’Empire n’était pas seulement linguistique, elle était aussi économique. Les Pars Occidentis ont gardé une économie basée sur la richesse minérale qui, à son tour, a alimenté la puissance militaire de l’Empire. Le Pars Orientis était plus basé sur le commerce et la fabrication et il exploitait sa position géographique favorable en tant que terminal de la route de la soie qui reliait la Chine à l’Europe. Pendant la période d’expansion, la puissance militaire de l’Occident l’a rendu dominant mais, avec l’épuisement des mines d’or en Espagne, il a perdu les ressources nécessaires pour payer son appareil militaire surdimensionné. Avec le temps, l’Empire occidental est devenu incapable de contrôler même son propre territoire et il a gaspillé ses ressources restantes dans d’immenses murs frontaliers. Il s’est effondré et a disparu à la fin du Ve siècle de notre ère. L’Empire d’Orient a duré près d’un millénaire de plus mais n’a jamais pu reconstruire le pouvoir de l’ancien Empire romain.

Si on regarde la situation actuelle, il est clair que l’Empire américain est confronté à la même situation que les Romains vers le IIe siècle de notre ère. Comme l’ancien Empire Romain d’occident, l’économie de l’Empire américain repose principalement sur les ressources minérales, notamment le pétrole brut. Mais, avec l’épuisement progressif de ces ressources, l’empire ne peut plus se permettre de dominer le monde entier.

L’Empereur Trump semble avoir une capacité étrange à comprendre la situation, même s’il n’est pas un expert en histoire romaine. Ses actions sont parfaitement compréhensibles à la lumière du projet de scission de l’empire en deux parties. Une moitié (Pars Occidentis) sera toujours dominée par Washington, l’autre moitié (Pars Orientis) aura Pékin comme capitale. La partie occidentale conservera la langue impériale originale, l’anglais. La partie orientale pourrait passer au chinois.

Avec constance, Trump prévoit d’abandonner l’Afghanistan et la Syrie, à la fois trop loin et trop cher à défendre et il n’était pas non plus intéressé par une confrontation totale avec la Corée du Nord. Mais il semble considérer l’Amérique du Sud comme faisant partie de la zone d’influence occidentale, alors il bouge ses pions pour prendre le contrôle du Venezuela. Trump agit également pour détruire l’hégémonie du dollar comme monnaie de réserve mondiale. Apparemment, l’idée est que l’Empire d’Occident saurait mieux se prémunir des désastres financiers si le dollar devient seulement une devise occidentale. Ainsi, les sanctions économiques décrétées contre l’Iran, la Russie et d’autres pays forcent l’Empire de l’Est à développer de nouvelles devises et de nouveaux systèmes financiers indépendants du dollar.

De toute évidence, L’Empereur Trump fait face à une forte résistance. Tout comme de nombreux empereurs romains, il n’a pas complètement le contrôle de l’appareil militaire impérial et une opposition de taille tente de maintenir l’Empire américain en vie sous sa forme la plus étendue et la plus coûteuse : dominer la planète entière. Mais la direction est claire et la situation est simple : un Empire ne peut pas être plus grand que ce qu’il peut se permettre. L’épuisement progressif des ressources minérales et l’augmentation des coûts de la pollution rendent impossible un empire mondial.

L’Empire du monde globalisé était une belle créature tant qu’il prospérait, mais il brûlait le bâton de dynamite par ses deux extrémités. L’époque de la domination mondiale est révolue et l’Empire est maintenant dans une phase convulsive : la retraite est la manœuvre militaire la plus dangereuse et il est préférable de l’exécuter en maintenant une position agressive. C’est exactement ce que fait l’Empereur Trump avec ses menaces de guerre. Mais il est également vrai que le jeu de la poule mouillée est le deuxième jeu le plus dangereux connu (le premier est la roulette russe). Ainsi, le retrait de l’Empire d’Occident n’impliquera peut-être pas seulement un effondrement rapide de Sénèque, comme ce fut le cas pour l’ancien Empire romain, mais un dernier feu d’artifice sous la forme d’une guerre nucléaire qui mettra fin à la civilisation telle que nous la connaissons. Ce n’est pas joli, mais c’est comme ça.

Il reste un point de discorde : l’Europe occidentale fait-elle partie de l’Empire d’Orient ou d’Occident ? Certes, la Grande-Bretagne a tendance à faire partie de l’Empire occidental en raison de ses liens linguistiques avec les États-Unis. Mais les régions non anglophones de l’ancienne UE n’ont pas ce lien et elles ont des liens forts – pratiquement inébranlables – avec la Russie en tant que fournisseur d’énergie. Elles pourraient donc faire partie de l’Empire de l’Eurasie de l’Est.

Il semble que Trump comprenne très bien ce point également, et c’est en ces termes que vous pouvez interpréter le clash avec ses alliés de l’OTAN à la réunion du G7 de l’an dernier. Le message de Trump aux États qui ont formé l’Union européenne était simplement : « Désolé, les gars, nous ne pouvons plus nous permettre de vous défendre à moins que vous ne nous payiez avec plus d’argent que vous ne pouvez vous le permettre ». En ce sens, l’Europe occidentale pourrait jouer le rôle de la Grande-Bretagne et de la Dacie aux IIIe et IVe siècles de notre ère, abandonnées par le gouvernement central romain et laissées à elles-même pour se défendre contre les envahisseurs barbares. Qui sait ? L’histoire rime à nouveau et nous pourrions même avoir un nouveau roi Arthur.

La chute de l’Empire romain d’Occident fut-elle un effondrement de Sénèque ?

Oui, bien sûr que oui. Regardez-moi ça :
Taagepera, Taille et Durée des Empires, 1978 – L’échelle verticale est en millions de milles carrés.


Voir aussi « Donald Trump peut-il être le dernier empereur du monde ? »

Et vous serez peut-être aussi intéressé par la façon dont la fille de Théodose, Galla Placidia, a réussi à maintenir la cohésion de l’Empire occidental, sans même piller les temples. L’histoire est ici.

Posté le Samedi 16 Mars 2019
Mot clé : Fin empire romain US,

Les brèves
»informatives«

Le NYT déboulonne l'intox de Washington sur l'incendie d'un convoi humanitaire par Maduro

En dépit des accusations américaines sur un convoi humanitaire incendié sur ordre des autorités vénézuéliennes, c’est le quotidien américain The New York Times qui a révélé une opération mensongère, annonçant que l’incendie du convoi a été provoqué par un manifestant de l’opposition, lié à Juan Guaido. https://www.nytimes.com/2019/03/10/world/americas/venezuela-aid-fire-video.html

Posté le Mercredi 13 Mars 2019

Kaspersky-Lab-confirme-la-falsification-de-ses-certificats-par-la-CIA

Accusée auparavant de cyberespionnage par les autorités américaines, et largement repris par la presse, la société russe Kaspersky Lab a confirmé les informations publiées jeudi par WikiLeaks sur la falsification de ses certificats par le renseignement américain.
Par contre le fait que la CIA soit à l'origine de la manoeuvre ne sera pas diffusé par la presse... laissant dans la tête des gens la dernière info ! http://theeconomic.com

Posté le Vendredi 10 Nov. 2017
Mot clé : medias ommission,


Le-commerce-extérieur-de-la-France-poursuit-sa-descente-aux-enfers

Le déficit commercial de la France s’est encore creusé en septembre pour s’établir à près de 61 milliards d’euros sur 12 mois. Le ministère des Affaires étrangères n'a d'ailleurs plus de secrétaire d’Etat spécifiquement dédié à ce dossier.

Dans un rapport, présenté ce 8 novembre en commission élargie des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, cité par Les Echos, l’auteur Buon Tan, député La République en marche (LREM) de Paris, s’alarme : «De l'année civile 2016 à l'année glissante juillet 2016-juin 2017, le commerce extérieur français est passé de 49,2 milliards à 60,6 milliards d'euros de déficit. Le solde des services, qui pourtant était une force du commerce extérieur français, est devenu nul en 2016.»
60% du déficit commercial de la France... au bénéfice de l’Allemagne.

Posté le Jeudi 09 Nov. 2017
Mot clé : commerce extérieur,


La révolution d'Octobre et la russophobie d'Occident

Que nous révèle l’attitude de l’Occident à l’égard de la Russie? Comment la révolution d’Octobre a-t-elle été accueillie? Les relations ont-elle évolué après la chute de l’Union soviétique? Dans son livre Faut-il détester la Russie, le professeur de droit international Robert Charvin analyse ce regard que l’Ouest porte sur l’Est. S’est édifiée au fil de l’Histoire en Occident une représentation de la Russie « éternellement » aux marges de l’Europe« civilisée ». Malgré les affrontements armés ou non qui ont déchiré tous les pays européens jusqu’au XXème siècle, le peuple russe a été maltraité par les Empires occidentaux en des termes presque analogues à ceux utilisés à l’encontre de l’Orient « barbare »...

https://www.investigaction.net/fr/la-revolution-doctobre-et-la-russophobie-doccident/

Posté le Mercredi 08 Nov. 2017
Mot clé : révolution Russie,


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