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Ces discours, vous les connaissez, ils sont rabâchés (de la même façon) toute la journée sur tous les médias. Ce que nous proposons ici, c'est d'avoir non pas des certitudes, mais des éléments de réflexion, car pour se faire une idée des évènements il faut lire plusieurs point de vue. Et ce n'est pas en écoutant les "médias officiels" que vous pourrez en avoir !
Il ne suffit pas de s’informer, ils faut s’impliquer !


Dossiers
»Géopolitique«

Le terrorisme comme outil de l’État profond

Mettons directement les pieds dans le plat : d’un point de vue historique, le phénomène terroriste a été majoritairement organisé par des instances étatiques dans un objectif de subversion précis. Les origines philosophiques du terrorisme contemporain peuvent remonter à la naissance du monde moderne.


Le terrorisme comme outil de l’État profond

Cette révolution syrienne qui n’existe pas…

Histoire récente de la Syrie et notamment les actions des USA et Britanniques pour déstabiliser le pays. Sources à l'appui !
Cette révolution syrienne qui n’existe pas…

Flash info! La troisième guerre mondiale est enfin terminée!

À l’insu de tous, la troisième guerre mondiale fait rage depuis près de trois décennies, depuis l’effondrement du mur de Berlin. Elle a été précédé par la Guerre froide, qui a pris fin lorsque Mikhaïl Gorbatchev a capitulé face à l’Ouest, provoquant la dissolution du Pacte de Varsovie dans la confusion. En dépit de sa capitulation, l’Occident n’a jamais abandonné son plan de détruire le Pacte de Varsovie avec certaines parties de l’ex-URSS, puis de conquérir et démembrer la Russie elle-même. En l’absence de toute menace militaire à l’Est, l’OTAN, avec son jumeau parasite, l’Union européenne, s’est implacablement étendue vers l’Est, engloutissant pays après pays. Elle a maintenant conquis l’ensemble du Pacte de Varsovie, plus la Moldavie et les trois minuscules États baltes, et elle se lance maintenant vers d’autres espaces de l’ex-URSS : l’Ukraine, la Géorgie et l’Arménie. La raison pour laquelle presque personne en Occident ne se rend compte que la troisième guerre mondiale a eu lieu est que l’Occident a subi un effondrement mental aussi profond que l’effondrement physique de l’URSS. La Russie s’est remise de son effondrement ; l’Occident ne le fera probablement jamais.

Bien que l’Occident prétende lutter contre la Russie, c’est un pur fantasme. La posture défensive de la Russie est telle qu’aucune stratégie militaire contre elle n’est même planifiable. La doctrine militaire russe stipule qu’il n’y aura plus de guerres sur le sol russe : si elle est envahie, elle livrera immédiatement le combat à l’ennemi en utilisant des armes de précision à longue portée, y compris à portée intercontinentale. Elle stipule également que la Russie répondra à toute menace existentielle en utilisant des armes nucléaires si besoin est. Et donc le Pentagone, avec l’OTAN en remorque, ne rêve même plus d’attaquer la Russie. Ce rêve était vivant à un moment donné, quand les États-Unis ont cru possible d’éliminer la capacité de dissuasion nucléaire de la Russie en utilisant une première frappe nucléaire, mais depuis lors, la Russie s’est réarmée avec des armes plus avancées que les États-Unis. Le rêve est maintenant mort.

Au lieu de cela, l’effort consiste à « contrer une agression russe » qui n’existe pas. La Russie n’est simplement pas intéressée à envahir qui que ce soit ; elle a déjà toutes les terres et toutes les ressources naturelles dont elle pourrait avoir besoin. Après s’être réarmée et avoir fait ses preuves en Syrie, la Russie réduit maintenant ses dépenses de défense en faveur de programmes nationaux qui profiteront à sa population. Comparez cela aux dépenses de défense aux États-Unis et dans le reste de l’OTAN : elles établissent de nouveaux records. Clairement, l’Occident ne combat pas la Russie. Il se bat contre lui-même, et par conséquent, il va, par définition, à la fois perdre et gagner, en même temps. Avec ses dépenses militaires – de loin les plus importantes et le plus insensées du monde – les États-Unis se sont engagés dans la voie de la désagrégation financière, comme l’URSS auparavant.

Tout en prétendant combattre la Russie, l’Occident a attaqué et détruit des pays du monde entier – la plupart du temps avec beaucoup de succès, mais à quelques exceptions près. L’Afghanistan, l’Irak et la Libye sont maintenant en ruines. Ce succès est quelque peu tempéré partout où la Russie devient tangentiellement impliquée ; dans ces cas, le résultat inévitable est un état fragmenté et semi-défunt : l’Ukraine moins le Donbass et la Crimée, la Géorgie moins l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud et le prix dément de la province d’Idlib (la réserve à Gremilins désignée) moins le reste de la Syrie. Partout où les Occidentaux empiètent sur les intérêts russes, ouvertement et violemment ou par la boxe de l’ombre, la Russie impose facilement des lignes rouges que l’Occident n’ose pas affronter.

La seule sorte de guerre « chaude » entre l’Occident et la Russie (qui n’est vraiment que tiède) est dans le domaine des sanctions économiques, et la Russie en est très reconnaissante. Ces sanctions ont été très utiles pour stimuler le remplacement des importations, pour donner un élan nécessaire à la dédollarisation et pour développer des alternatives à la finance occidentale, tandis que les contre sanctions contre les exportations agricoles de l’UE ont stimulé l’agriculture russe. Depuis que les sanctions ont été imposées sur l’insistance des États-Unis, tout en nuisant largement aux pays de l’UE, elles ont contribué à désunir l’Occident. En vérité, la Russie ne pouvait pas demander un meilleur ennemi : impressionnant seulement sur le papier et toujours désireux de marquer contre son camp.

Mais toutes les bonnes choses doivent finalement prendre fin, et même la troisième guerre mondiale ne peut pas durer éternellement. Cette prise de conscience s’impose lentement, entraînant un comportement de trahison au sein du camp occidental alors que les différents États récemment conquis commencent à se retourner vers Moscou. Le président moldave, Dodon, a déclaré que son adhésion à l’UE ne mettrait pas en péril ses bonnes relations avec la Russie. La révolution colorée des manuels scolaires en Arménie a conduit le nouveau président soi-disant pro-occidental à se précipiter pour rassurer tout le monde sur le fait que l’Arménie restera un allié fidèle de la Russie, nonobstant les accords de coopération de l’UE.

Pendant ce temps, à travers l’océan Atlantique, les divers plans financiers frauduleux qui ont permis aux États-Unis, avec l’OTAN en remorque, de se noyer dans l’oubli, montrent des signes d’effondrement. Les barrières douanières appliquées aux pays avec lesquels les États-Unis accusent des déficits commerciaux obligeront la production à se tourner vers les producteurs nationaux. Mais il y a une raison pour laquelle ces produits ont été importés : les États-Unis sont un producteur relativement coûteux. Ramener la production au pays va donc entraîner de l’inflation. Et comme une grande partie de la dette américaine est indexée sur l’inflation, les paiements d’intérêts vont rapidement engloutir le budget fédéral. La seule solution est que les États-Unis commencent à augmenter encore plus rapidement leur dette, mais alors la dédollarisation va progresser à travers le monde et la demande pour la dette américaine sera en baisse.

Ce manque à gagner imminent dans les dépenses de défense peut-il être compensé ailleurs ? Eh bien non ; la France et l’Allemagne – les pays qui constituent le noyau de l’Imperium occidental – rejettent les demandes américaines d’augmentation des dépenses de défense, réalisant, malgré leur propre rhétorique, qu’il s’agit d’un gaspillage d’argent pur et simple. Il apparaît progressivement que les nouveaux systèmes d’armements défensifs et offensifs de la Russie ont rendu la plupart des armements occidentaux obsolètes et empêcheront les forces occidentales d’opérer dans les zones où ces nouvelles armes sont déployées. Par conséquent, ils sont en forte demande dans le monde entier. La Turquie, le deuxième membre de l’OTAN [par l’importance des troupes, NdT], cherche à acquérir plusieurs bataillons de systèmes de défense antiaérienne S-400, malgré les vives protestations américaines. L’Arabie saoudite, un allié américain convaincu, cherche à faire de même, ayant réalisé que les missiles Patriot de Raytheon qu’elle avait acquis sont pires qu’inutiles. En investissant plus d’argent dans les poches de Raytheon, Lockheed Martin, Boeing, BAE System ou d’autres entreprises de défense américaines, certains riches deviendront encore plus riches, mais cela ne rendra pas leurs produits plus abordables ou plus efficaces.

Pendant ce temps, l’OTAN continue d’avancer – une fuite en avant vers nulle part. L’OTAN est un mastodonte bureaucratique plus une poignée de soldats qui n’ont pas mené à bien une seule mission depuis des décennies. La bureaucratie se concentre sur la construction de l’Empire, toujours à la recherche de plus de points sur la carte à colorier, dans le but… d’ajouter à la taille de sa bureaucratie, bien sûr ! Mais il n’y a nulle part vers où l’OTAN puisse se développer une fois que les minuscules miettes du Monténégro et de la Macédoine auront été englouties. Ni l’Ukraine ni la Géorgie ne sont digestes puisque ces deux pays ne contrôlent même plus leurs propres territoires. En désespoir de cause, les bureaucrates de l’OTAN ont décidé de s’étendre… en Colombie, faisant de cette nation sud-américaine un « partenaire de l’OTAN ». Peut-être un changement de nom est-il en train de faire tomber le « N » ?

Ou peut-être est-il temps d’arrêter toute cette opération ? Mais comment ? La réponse est évidente : la troisième guerre mondiale doit se terminer par une victoire retentissante de l’Occident sur lui-même. La manière exacte de procéder est une question de propagande, mais comme en Occident la plupart des organisations médiatiques sont très peu nombreuses et largement contrôlées par la CIA, l’effort d’écriture de scénarios devrait être facile à organiser. Notez que la nouvelle réalité n’a pas besoin d’avoir quelque chose à voir avec la réalité réelle. Cela peut être une ruse transparente, comme « l’agression russe » (par laquelle la Russie est prête à envahir la Lituanie ou l’Estonie – une suggestion qui fait rire les Russes) ou l’idée que la Russie « a envahi » la Crimée ou l’Ukraine orientale. Les médias occidentaux mentent tous les jours, que ce soit sur les attaques chimiques syriennes ou sur les empoisonnements russes « hautement probables » au Novitchok en Angleterre. Les populations de l’Ouest sont déjà habituées à être trompées, ce serait donc plus ou moins la même chose.

Mais puisque l’Occident a combattu contre lui-même lors de cette troisième guerre mondiale, sa victoire sera aussi sa défaite. En effet, non seulement il est en train de perdre, mais il est également envahi – par des foules de migrants des différents pays qu’il a détruits, les ayant utilisés comme ennemis de substitution dans sa bataille fictive contre la Russie. Donnez-lui quelques décennies de plus, et à ce rythme, l’Occident ne sera plus, sa population à reproduction lente étant remplacée par les nouveaux venus beaucoup plus féconds. Les pays qui le composent se dissoudront dans une mer de migrants et ressembleront aux régions les plus peuplées du Tiers Monde. Cela rendra sans doute les Russes un peu tristes ; après tout, ils n’auraient pas pu demander un meilleur ennemi.

Dmitry Orlov
Flash info! La troisième guerre mondiale est enfin terminée!

Géopolitique de l’ordre mondial techno-civilisationnel

On fait toujours des prévisions au plus juste, mais le résultat est rarement exact. C’est pour cette raison que les meilleurs analystes, au fait de ces limites triviales, proposent aux décideurs plusieurs scénarios quand leurs talents sont sollicités. Les prévisions qu’ils fournissent se font moins précises au fur et à mesure que la période envisagée croît en durée, et ces travaux peuvent toujours être pris en défaut par des événements inattendus de type « cygne noir », qui peuvent venir infléchir complètement les trajectoires des événements. Mais quoi qu’il en soit, il est fondamental de se prêter aux exercices de prévisions : cela génère des visions du futur, qui en fin de compte se réalisent de manière plus ou moins concrète, et surtout cela permet aux décideurs et aux gens « normaux » de réévaluer leur situation et de mieux se préparer aux futurs possibles.
Géopolitique de l’ordre mondial techno-civilisationnel

Pourquoi les occidentaux haïssent tant la Russie ?

Par Emmanuel Leroy
Pour entrer directement dans le cœur du sujet, j’irai au fait et je dirai que si l’on ne prend pas conscience que la guerre en cours contre la Russie aujourd’hui est la même guerre que l’oligarchie anglo-saxonne a mené depuis l’époque élisabéthaine contre l’Espagne et le Portugal, puis contre la Hollande, puis contre la France, définitivement vaincue à Waterloo, puis contre l’Autriche-Hongrie vaincue en 1918 et enfin contre l’Allemagne vaincue en 1945, on ne peut comprendre intimement aucun des grands événements qui se sont déroulés sur le continent européen depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Tous ces peuples européens ont courbé la tête et leurs élites sont passées sous les fourches caudines de la City, aujourd’hui renforcée par Wall Street.

Dans cette lecture rapide de l’histoire de l’Europe des 5 derniers siècles, force est de constater qu’il ne reste qu’un peuple sur le continent eurasiatique qui n’a jamais été vaincu définitivement par les puissances anglo-saxonnes et c’est le peuple russe. Voilà pourquoi ce que les Anglais ont appelé « Le Grand jeu » continue et il continuera jusqu’à ce que la Russie s’incline à son tour ou jusqu’à ce que Mammon tombe de son piédestal.

Si l’on ne rentre pas dans cette logique, on ne peut rien comprendre à la chute du mur de Berlin en 1989, ni aux sécessions programmées des pays baltes, de la Biélorussie, de l’Ukraine et des régions d’Asie centrale ni aux révolutions de couleur en Yougoslavie ni à celle de Géorgie en 2008, ni bien sûr à la crise ukrainienne que nous connaissons aujourd’hui.

La crise ukrainienne
Dans une première analyse, on pourrait dire que la cause première de la guerre résulte de la chute du Président Viktor Yanoukovitch à la suite des manifestations de Maïdan qui a conduit à la mise en place d’un régime néo-bandériste à la solde de l’occident. Puis de manière concertée et volontariste, ce régime manipulé et tenu à bout de bras par le FMI, les USA et la Commission européenne, a créé délibérément les conditions d’une sécession dans l’est de l’Ukraine, comme si on avait voulu créer un abcès purulent aux frontières de la Russie.

Première question : l’agression contre la Russie en Ukraine est-elle une mesure de rétorsion consécutive aux défaites successives subies par les terroristes islamistes manipulés par l’occident sur le front syrien depuis l’intervention russe à l’automne 2015 ? Peut-être, sans doute même, mais cela n’a pas une grande importance dans l’analyse des causes profondes de cette guerre, car ceux qui font la guerre à la Russie aujourd’hui, je ne parle pas des marionnettes de Kiev bien entendu, la font depuis très longtemps et ils n’ont pas besoin d’un prétexte aussi futile qu’une défaite marginale au moyen-orient pour poursuivre inexorablement le but qu’ils poursuivent depuis des siècles. Nous reviendrons sur cet aspect en détail un peu plus loin.

Alors remontons plus avant dans l’analyse des causes de cette guerre. Le magazine russe Zavtra a publié le 15 mars 2015 le compte rendu d’une table ronde organisée autour de la situation actuelle en Russie et en Ukraine, de ses causes et de son impact pour l’avenir. Alexander Nagorny, Secrétaire exécutif du club d’Izborsk implique la perestroïka de Gobatchev dans la genèse de la guerre civile en Ukraine. Il a parfaitement raison d’intégrer cette période de l’histoire russe comme une des causes de la situation de crise qui existe aujourd’hui dans le Donbass, mais à la condition de ne pas oublier d’analyser la pérestroïka et la glasnost gorbatchévienne pour ce qu’elles étaient, à savoir des mesures de déstabilisation et de réorientation politique suscitées par l’occident.
Si l’on se refuse à admettre cette hypothèse, on ne peut rien comprendre aux conditions de la dislocation du régime soviétique et au pillage généralisé qui a suivi durant l’ère Eltsine.

Si l’on remonte encore plus loin dans le temps, on peut considérer que le financement pendant la première guerre mondiale de Trotsky par la City et certaines banques new-yorkaises d’une part et de Lénine par l’Allemagne de Guillaume II d’autre part, afin de renverser la dynastie des Romanov et d’établir un régime totalitaire et spécifiquement antichrétien constituent là encore, une cause ancienne mais probable de la guerre en Ukraine.

Et enfin, si l’on remonte encore un peu le fleuve de l’histoire, on peut considérer que la guerre de Crimée de 1853 s’inscrit aussi dans la même logique, avec les mêmes motivations, que la guerre d’Ukraine qui se déroule actuellement dans le bassin du Don. Que peut-on retenir de significatif dans cette guerre de Crimée menée au XIXème siècle, au-delà du prétexte fallacieux de la question des lieux saints de Jérusalem et du contrôle de la mer Noire pour lequel la France n’avait aucun intérêt stratégique ni même commercial ? Qu’il s’agit là de la première guerre que la France fit au service exclusif des intérêts anglo-saxons, car depuis Waterloo, une grande partie des élites françaises, aristocratie et bourgeoisie confondues, se sont progressivement détournées de l’intérêt national pour servir la cause du maître dominant de l’époque, hier Londres et aujourd’hui Washington.

D’une manière différente, mais toujours en poursuivant le même but, la finance anglo-saxonne, après avoir soutenu l’émergence du nazisme en Allemagne comme elle avait soutenu la révolution bolchevique en Russie, est parvenue à l’un de ses buts en brisant les reins de la puissance germanique, et là encore en amenant les élites allemandes à Canossa, à réduire un autre grand peuple européen au servage idéologique et à le priver de sa souveraineté.

Autrement dit, et pour résumer mon propos, depuis la fin du XVIème siècle au moins, l’oligarchie anglaise, c’est-à-dire aristocratie et finance réunies, a conçu le projet de dominer le monde par tous les moyens, y compris légaux : la guerre, le vol, la corruption, la subversion, le boycott, le blocus, les sanctions économiques, l’assassinat, le chantage, la désinformation… La liste n’est pas exhaustive.

Lorsque certains historiens qualifient de volonté d’équilibre entre grandes puissances la politique de Londres depuis Henry VIII jusqu’à la première guerre mondiale, ils n’ont que partiellement raison. Derrière le jeu des alliances successives avec l’Autriche, la Prusse, la Russie, la France, la Suède ou d’autres, se dessinait toujours la volonté de faire tomber l’une après l’autre toutes les puissances qui dominaient le continent européen et qui pouvaient compromettre le grand projet thalassocratique. D’abord il fallut briser l’empire de Charles Quint et sa suprématie maritime dans le commerce des Amériques, puis briser la puissance française qui domina l’Europe de la fin du XVIIème siècle jusqu’à Waterloo.

Puis il fallut à l’oligarchie anglo-saxonne deux guerres mondiales pour réduire à néant la puissance germanique en mobilisant pour cela toutes les énergies des nations qu’elle avait subjuguées. Pour abattre la puissance allemande, il était vital dans le plan des anglo-saxons que l’URSS s’oppose à l’Allemagne nazie et que ces deux géants de la scène européenne s’affrontent et s’épuisent dans une lutte mortelle ce qui advint. Cet éclairage permet avec le recul de mieux comprendre l’intelligence politique du pacte Molotov-Ribbentrop dont Hitler et les dirigeants nazis n’ont pas compris la réelle portée, ainsi que l’a montré l’expédition à Londres que fit Rudolf Hess en 1941.

Alors aujourd’hui où en est-on ?
L’oligarchie anglo-saxonne a gagné la guerre idéologique puisque depuis la fin de l’Union soviétique aucune puissance dans le monde n’offre d’alternative à son discours libéral et libertaire. Or, il s’agit d’une lutte à mort dont l’enjeu, et le grand jeu , est la domination mondiale, ce dont les néo-conservateurs américains ne se cachent même plus. Le monde unipolaire qu’ils souhaitent instaurer est celui que George Orwell dénonçait dans son roman 1984. Ces gens-là rêvent d’une humanité réduite en esclavage et dont ils seront les maîtres tous puissants.
La dernière forteresse qu’il leur reste à conquérir se trouve sur les rives de la Moskova. Et la guerre qu’ils feront, qu’ils font, pour conquérir le Kremlin est une guerre totale : Idéologique, culturelle, religieuse, économique, technologique et bien sûr militaire.

Ils se serviront des centaines d’organisations non-gouvernementales comme celles de Monsieur Soros et de ses amis, ils appliqueront la politique des sanctions, ils achèteront les esprits et les âmes et ils donneront leurs directives aux agents de la 5ème colonne afin de saboter et d’affaiblir la puissance slave. Ils paieront des Femen, des Pussy Riot ou des Navalny pour salir et faire tomber la Sainte Russie.

Face à cette volonté de conquête de la part du monde anglo-saxon et de son oligarchie financière, face à des êtres pour qui la Russie traditionnelle représente tout ce qu’ils haïssent et qu’ils veulent voir disparaître, les Russes ne peuvent se contenter de contester leurs mensonges à la tribune de l’ONU. La responsabilité de la Russie aujourd’hui est historique et l’enjeu va bien au-delà d’une Sainte Alliance telle que celle dont rêvait le Tsar Alexandre 1er, car si la Russie tombe demain, c’est toute l’humanité qui tombera avec elle sous la férule du monde abject de l’argent.

En conclusion, je dirais que le courage et la volonté ne suffiront pas pour gagner cette guerre. Cette fois-ci, il ne faudra pas compter sur le général Hiver pour l’emporter. Car l’arme principale utilisée par nos ennemis est l’arme culturelle et les batailles qu’ils sont en train de livrer se déroulent déjà depuis un quart de siècle de Pskov à Vladivostok. Le cinéma, la musique, les concerts de rock, la peinture, le théâtre, la littérature, l’enseignement, les médias, Internet, tous ces vecteurs sont utilisés pour transformer l’âme du peuple russe et le subvertir, comme ils sont toujours utilisés en occident pour maintenir les populations dans l’adoration de leurs maîtres et des régimes pseudo démocratiques qu’ils nous ont imposés.

Il découle de cela que le pragmatisme et le bon sens utilisés comme moyens de défense en réplique aux attaques que la Russie subit de manière croissante ne sont pas des armes suffisantes face à l’hégémonie idéologique et culturelle de notre adversaire commun. Contre l’idéologie des droits de l’homme et du libre marché il faut opposer une vision du monde alternative qui démontre la nocivité des buts poursuivis par l’oligarchie anglo-saxonne. Pour contrer cette idéologie mortifère qui se sert de l’individualisme pour tuer les peuples et les asservir, il faut promouvoir la liberté des peuples et la pluralité des cultures contre le totalitarisme rampant de l’hegemon anglo-saxon. Le conservatisme et le patriotisme sont sans doute des armes qu’il faudra utiliser, mais je ne suis pas certain qu’elles seront suffisantes pour l’emporter. C’est une guerre de religion que mène le Système et l’un de ses buts primordiaux est d’achever l’éradication de la religion chrétienne sur le continent européen. Et la Russie est l’un des lieux où renaît cette foi. Voilà un crime impardonnable.

Emmanuel Leroy
Cet homme du PCF aux idées de droite. La vieillesse n'arrange pas les neurones.

Pourquoi les occidentaux haïssent tant la Russie ?

Guerres Hybrides 7. Comment les USA pourraient semer le désordre au Myanmar – 1/4

Le Myanmar constitue le dernier pays membre de l’ASEAN que nous étudierons dans notre série sur les Guerres hybrides : ce pays est de loin le plus propice à l’ensemble de ce méthodes de changement de régime. À dire vrai, depuis son accession à l’indépendance en 1948, ce pays a toujours connu à des degrés divers l’une ou l’autre forme de guerre hybride ;

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jusqu’en 1988, on a surtout observé ce que l’on peut appeler aujourd’hui des méthodes de guerre non conventionnelle. À partir de cette année, les révolutions de couleur ont été intégrées au modèle de déstabilisation appliqué au pays, et ont constitué l’une des « solutions » à la guerre civile la plus longue du monde. Au passage, ce changement de modèle a permis le ralliement automatique de la communauté internationale (occidentale), et a donné au processus de guerre hybrides les apparats de « justification » nécessaires à l’approbation du grand public, si facile à manipuler.

Guerres Hybrides 7. Comment les USA pourraient semer le désordre au Myanmar – 1/4

INTRO
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Les Empires ne finissent pas assassinés. En fait, ils se suicident.
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ÉTAT DES LIEUX DU GRAND DÉBAT
Posté le Avril 19, 2019     Il n'y a rien à voir, ni à penser pour l'incendie. C'est forcément un accident, qu'ils nous disent... Alors qu'il faudra des mois ou des années d'enquêtes. Il faut qu'il y ait retour à la réalité disent les GL. C'est une évidence. D'ailleurs, le garnement de président se sentait si merdeux que son intervention est passée sous le tapis. Divine surprise ? L'incendie arrive à point ! Les

Accord secret pour restituer Rakka à la Syrie
Posté le Avril 14, 2019     Un accord secret a été conclu entre l’Armée arabe syrienne, la Russie, les États-Unis et les Unités de protection des forces kurdes du peuple pour coordonner leur action contre Daesh à Rakka.
côtés de l’Armée arabe syrienne. ... Source »

Information
Posté le Avril 07, 2019     L’histoire vraie est dangereuse pour certains intérêts politiques. Et on est en droit de se demander si ce n’est pas pour cette raison que certaines méthodes, en ce domaine, sont imposées officiellement à l’exclusion de toutes les autres : consciemment ou non, on écarte a priori tout ce qui permettrait de voir clair en bien des choses, et c’est ainsi que se forme l’«opinion

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Les titres

Le Grand Jeu
Guerres hybrides : 5. Briser les Balkans (I)
La violence impérialiste en Syrie
Le terrorisme comme outil de l’État profond
Un point historique et présent.
Pour un nouvel indépendantisme – Débat sur la Défense nationale
La bataille d’Alep, dos au mur les américains jouent au Dr Folamour
Cette révolution syrienne qui n’existe pas…
La fièvre révolutionnaire en Syrie qui n’existait pas (1/3)
La Libye selon l’Onu et la dure réalité
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Syrie –Dernière bataille en septembre 2018 ?
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Par Sir John Glubb − 1977 − Source The Organic Prepper
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La violence impérialiste en Syrie [1/7]
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La violence impérialiste en Syrie [4/7]
La violence impérialiste en Syrie [5/7]
La violence impérialiste en Syrie partie [6/7]
La violence impérialiste en Syrie partie [7/7]