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Ces discours, vous les connaissez, ils sont rabâchés (de la même façon) toute la journée sur tous les médias. Ce que nous proposons ici, c'est d'avoir non pas des certitudes, mais des éléments de réflexion, car pour se faire une idée des évènements il faut lire plusieurs point de vue. Et ce n'est pas en écoutant les "médias officiels" que vous pourrez en avoir !
Il ne suffit pas de s’informer, ils faut s’impliquer !

Nous tentons, de donner à ceux qui travaillent, et qui, nous le comprenons fort bien, n'ont pas tout leur temps pour eux, une information ciblée sur l'essentiel de la géopolitique , qui interprète une autre musique que celle diffusée par les médias nationaux. En effet, lire d'autres points de vue permet de se faire une autre idée des évènements. Ainsi, vous pourrez vous forger votre propre idée.


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mot recherché : Assad

Nombre de résultats : 55 pour Assad

Mardi 19 Mars 2019
Etats de droit

Michel Raimbaud Ancien ambassadeur de France Ce vendredi 15 mars 2019 marque le huitième anniversaire d’un conflit universel. Déjà plus long que les deux guerres mondiales, il a passé « l’âge de raison » qui signifiait pour les parents et grands-parents de jadis la fin de l’innocence de leur progéniture. Les intellectuels de toutes les rives auraient intérêt à lire l’article publié à cette occasion par Kamal Khalaf, écrivain, journaliste et analyste politique palestinien bien connu, qui rappelle une réalité escamotée : » s’il y a une guerre qui n’est pas innocente, c’est bien celle de Syrie « . Près de 400 000 morts, des millions de réfugiés, déplacés, exilés, sinistrés, et une multitude de blessés, d’estropiés, de handicapés à vie. Des orphelins, des veuves, des familles brisées ou dispersées. Sans parler d’un pays en partie détruit, à dessein. Ayant déjà beaucoup dit et écrit à ce propos, je n’allongerai pas l’inventaire des supplices infligés à tout un peuple, victime par surcroît d’un flagrant déni de vérité et de justice sans précédent.

Mercredi 13 Mars 2019
La CPI s’apprête à violer la décision du Conseil de sécurité et à inculper Bachar el-Assad

L’imposture de la Justice pénale internationale. On croyait impossible que la Cour pénale internationale (CPI) juge des Syriens depuis que la Chine et la Russie ont opposé leur veto à une proposition de résolution occidentale en ce sens. Mais non : une astuce juridique devrait permettre de contourner la décision du Conseil de sécurité. La Cour espère condamner le président Bachar el-Assad, non pas pour l’assassinat de Rafic Hariri (cette imposture a fait long feu), mais pour « crime contre l’humanité ».

Dimanche 03 Mars 2019
Djihadisme et haute trahison

TERRORISTES FRANÇAIS EN SYRIE NON COUPABLES ! POURQUOI ? Les autorités françaises (Fabuis) n’ont cessé de qualifier la République arabe syrienne de « dictature alaouite » et ont appelé à assassiner le président Bachar el-Assad. (Et, Al-Nosra fait du bon boulot...) Pour qu’il n’y ait aucune confusion et que l’on comprenne bien que cet appel au meurtre ne s’adressait pas simplement aux Syriens, mais à tous les Français, la Ville de Paris, à l’initiative de son maire, Mme Anne Hidalgo, a organisé à la Tour Eiffel une journée de solidarité avec l’opposition syrienne. Un bureau de recrutement avait alors été installé au pied de la Tour dont la presse s’est faite l’écho. On comprend que l'État macroniste ne veuille pas le retour de terroristes... qui rendraient coupables les politiques PS du gouvernement de l'époque. Ils n'assument pas. Soi-disant responsables, mais pas coupables !

Lundi 14 Janvier 2019
C’est toujours la même chose (Napoléon/Alexandre USA-OTAN/RUSSIE)

Je viens de lire les mémoires du général Armand de Caulaincourt qui a accompagné Napoléon tout au long de l’aventure russe. Il a été ambassadeur de France en Russie de 1807 à 1811 et a très bien connu l’empereur Alexandre. Napoléon le rappelle et il reprend finalement ses fonctions de Grand Écuyer.

Mardi 08 Janvier 2019
Florilège de la nouvelle année

cette nouvelle année, que je vous souhaite excellente, commence sur les chapeaux de roue et nous promet de très belles surprises géopolitiques. Le Grand jeu a ceci de féerique qu'en plus d'être fondamental pour la compréhension du monde, il nous scotche sur nos fauteuils comme le ferait le meilleur Hitchcock... A tout saigneur tout honneur, l'empire est toujours pris dans les insondables remous provoqués, on le sait, par l'élection de Trump il y a deux ans. Ceux qui pensaient que le Donald se rangerait sagement derrière les injonctions du Deep State en sont pour leurs frais. Pas étonnant que le sinistre McCainistan ait été derrière - c'est officiel maintenant - le dossier Steele, intox assez lamentable laissant entendre que les Russes avaient des informations compromettantes sur le nouveau président américain. Tout était bon pour saboter sa présidence mais la bête résiste, dans son style caractéristique et inclassable, mêlant certains éléments propres à satisfaire le parti de la guerre et d'autres qui lui font littéralement s'arracher les cheveux. Sa dernière interview a encore fait perler quelques gouttes de sueurs au front des stratèges US et autres clients de l'empire, qui ne savent plus à quel saint se vouer. Vidéo Ce qu'il dit en soi n'apprendra certes rien aux observateurs et il ne peut s'empêcher quelques petits moments de gloriole infantiles - non, Donald, l'Iran n'a pas changé depuis que tu es arrivé au pouvoir et Téhéran ne retire pas ses conseillers spéciaux/milices du Moyen-Orient pour faire face à la contestation intérieure... Mais certaines admissions, certains commentaires pertinents, sont remarquables dans la bouche d'un président américain devant les caméras de télévision. Petit florilège. En Afghanistan, l'URSS a eu raison d'intervenir dans les années 80 pour contrer les djihadistes [soutenus par Washington, ndlr]. Les Américains y sont depuis 19 ans, dépensant une fortune sans résultat. Les Talibans sont plus forts que jamais [aucune surprise pour le fidèle lecteur] et ils se battent contre l'EI ; laissons nos ennemis se battre entre eux, il serait stupide d'intervenir. Ce qu'il ne dit pas, c'est que les Américains multiplient les pourparlers avec les Talibans, à Abu Dhabi il y a quelques jours, au Qatar prochainement, alors même qu'ils en accusaient les Russes il y a quelques mois encore. Sur le terrain, les "étudiants en théologie" ont mis la main sur un nouveau district et la carte du pays n'est guère rassurante pour le gouvernement central : Avec sa décision de retrait partiel d'Afghanistan, le Donald ne fait qu'entériner la défaite programmée des Etats-Unis. Le Royaume de l'insolence, tombeau des empires, a encore frappé ! Sur la Syrie, il est tout aussi clair : La Syrie a été perdue il y a longtemps par Obama. Ce n'est que sable et mort, il n'y a même aucune richesse et nous n'avons rien à y faire. Je ne sais pas d'où sort l'échéance de quatre mois ; je n'ai jamais dit que le retrait se ferait en un jour, il sera progressif, mais il se fera. Nous allons faire en sorte que les Kurdes soient protégés même s'ils ont vendu du pétrole à l'Iran [??]. Les Iraniens, les Russes et Assad détestent encore plus Daech que nous [la presstituée en a avalé son stylo de travers], ne faisons pas le travail à leur place. Si Israël pensait être rassurée sur les intentions US en dépit du retrait, la dernière sortie de Trump a dû rallumer quelques alarmes. D'autant plus que, outre ses paroles assez ambiguës sur l'Iran, il a prononcé une phrase plus qu'étrange et quelque peu hors contexte : "Franchement, ils peuvent faire ce qu'ils veulent en Syrie". Crise de nerfs à Tel Aviv. Nous assistons peut-être d'ailleurs à un divorce entre le Donald et le lobby pro-israélien, ce dernier tournant ingratement le dos au président américain qui a pourtant, historiquement, été le plus favorable à Israël... Mais revenons en Syrie. Chat échaudé craint l'eau froide. Le félin en question, ce sont les Kurdes qui, ne sachant plus quoi attendre des Etats-Unis, continuent leurs négociations avec Damas. Les mots de la porte-parole kurde sont intéressants : "Les FDS ne tiennent plus compte de la présence ou absence américaine en Syrie". Propos confirmés par un autre officiel du Rojava. De quoi faire se retourner dans sa future tombe le néo-con Lindsay Graham, pour qui un rapprochement Assad-Kurdes serait "un désastre majeur". A Idlib, c'est le chaos et cette carte en donne une bonne idée : La guerre civile inter-barbue a éclaté et cette fois, elle semble partie pour durer. HTS (Al Qaeda pour les intimes) a lancé une attaque en règle contre al-Zinki qui, avec ses alliés pro-Turcs, a répliqué. Dans l'affaire, il y aurait une cinquantaine de morts de chaque côté et HTS occuperait même un poste d'observation turc. Le sultan, justement, n'est peut-être finalement pas mécontent de la soudaine flambée de violence. Ne sachant plus trop quoi faire de ses barbus après le report sine die de l'offensive prévue contre les Kurdes, il peut toujours les lancer contre Al Qaeda afin de respecter enfin la promesse faite aux Russes d'en finir avec l'Idlibistan. A Moscou, on boit du petit lait. Les Kurdes continuent leurs avances à Damas, les soldats syriens et américains commencent à se côtoyer sans anicroches à Manbij, les djihadistes d'Idlib s'entretuent, qui s'ajouteront aux 23 000 déjà dégommés en 2018... Ca n'empêche pas le Kremlin de passer la vitesse supérieure. Et nous ne parlons pas ici de l'inarrêtable missile hypersonique Avangard, qui vole à Mach 20 et devant lequel l'empire n'a aucun moyen de défense. Dans le bras de fer engagé avec Washington, Moscou a inculpé un Américain, Paul Wheelan, d'espionnage deux jours après son arrestation. Certains ne manquent évidemment pas d'y voir une monnaie d'échange pour faire libérer Maria Butina. Mais il se pourrait que l'accusation soit bien réelle. Les deux faits n'ont peut-être aucun lien mais Wikileaks a révélé il y a peu que les ambassades américaines à travers le monde étaient en train d'accumuler équipement d'espionnage et logiciels de hacker. A suivre... Quant au Nord Stream II, la pose des tubes a commencé dans les eaux territoriales suédoises. Là encore, le fidèle lecteur aura été prévenu. Washington ne peut rien y faire et c'est d'ailleurs ce qu'a déclaré il y a quelques jours la Commission de Bruxelles, pourtant connue pour son masochisme et sa sainte horreur du gaz russe dont elle a néanmoins plus que jamais besoin.

Samedi 17 Novembre 2018
La nouvelle alliance d’Idleb met à nu les mensonges des médias sur la Syrie

Toutes les factions, groupes, clans, organisations, phalanges, mouvements rebelles et terroristes syriens toutes tendances confondues, incluant Al-Nosra, Daech, l’Armée Syrienne Libre, la Brigade Al-Rahmane, les tigres Ouïghours, Al-Qaïda, l’Armée de Libération du Levant, les groupes kurdes soutenus par Washington, les groupes turkmènes soutenus par Ankara, les groupes terroristes soutenus par Londres et Paris, regroupés dans ce qu’ils définissent comme la Zone libérée d’Idleb, viennent d’annoncer leur union face à Bashar Al-Assad, président de la République Arabe Syrienne.

Dimanche 16 Septembre 2018
La cinquième colonne israélienne

Par Philip Giraldi – Le 4 septembre 2018 Faisant référence à Israël lors d’une interview, en août 1983, l’amiral de la marine américaine et ancien chef d’état-major interarmées Thomas Moorer a déclaré : « Je n’ai jamais vu un président – quel qu’il soit – leur tenir tête. Ça dépasse l’entendement. Ils obtiennent toujours ce qu’ils veulent. Les Israéliens savent tout le temps ce qui se passe. J’en étais arrivé au point où je n’écrivais plus rien. Si le peuple américain comprenait l’emprise qu’ils ont sur notre gouvernement, il prendrait les armes. Nos citoyens n’ont certainement aucune idée de ce qui se passe. » Moorer parlait de façon générale, mais il avait quelque chose en tête, à savoir l’attaque israélienne du 8 juin 1967 contre le navire de renseignement américain U.S.S. Liberty, qui a tué 34 membres d’équipage américains et en a blessé 173 autres. Le navire naviguait dans les eaux internationales et arborait un immense drapeau étatsunien, mais les avions de guerre israéliens, qui avaient identifié le navire comme étant américain, ont même été jusqu’à mitrailler les radeaux de sauvetage pour tuer ceux qui fuyaient le navire en perdition. Il s’agit de l’attaque la plus sanglante jamais commise contre un navire de la marine américaine, hors temps de guerre, et l’équipage méritait de recevoir le plus grand nombre de médailles décerné à un seul navire pour une seule action. Oui, c’est une sacrée histoire de courage sous le feu des projecteurs, mais n’attendez surtout pas que Hollywood en fasse un film. Le président Lyndon B. Johnson, qu’il brûle en enfer, a même ordonné de rappeler les avions envoyés pour aider le navire sinistré, disant qu’il préférerait que le navire coule par le fond plutôt que d’embarrasser son bon ami Israël. Puis vint le camouflage, de l’intérieur même du gouvernement américain. Une commission d’enquête convoquée à la hâte et exécutée sommairement, dirigée par l’amiral John McCain, le père de l’actuel sénateur, n’a délibérément interrogé qu’une poignée de membres d’équipage avant de conclure qu’il s’agissait d’un accident. Les marins qui avaient survécu à l’attaque ainsi que les membres d’équipage des navires de la marine qui sont finalement arrivés pour prêter assistance ont été détenus au secret à Malte avant d’être menacés pour qu’ils jurent de garder le secret. Depuis lors, le Congrès, la Maison Blanche et le Pentagone ont rejeté les tentatives répétées de convoquer une autre véritable enquête. Le sénateur John McCain, récemment décédé, a été particulièrement actif dans le refus de réouvrir l’enquête a la demande des survivants du Liberty. L’histoire du Liberty montre que la capacité d’Israël à faire agir le gouvernement des États-Unis contre ses propres intérêts existe depuis longtemps. Grant Smith, de l’IRMEP, cite comment l’espionnage israélien réalisé par l’AIPAC à Washington au milieu des années 1980 a abouti à un accord commercial inégal qui bénéficiait à Israël de plus de 10 milliards de dollars par an en plus des subventions directes du Trésor américain et des milliards en dons « caritatifs » exonérés d’impôts faits par les juifs américains. Si l’amiral Moorer était encore en vie, je pourrais lui dire que la situation vis-à-vis de la puissance israélienne est bien pire maintenant qu’en 1983. Il serait très intéressé de lire un remarquable travail de recherche récemment réalisé par Smith, qui démontre exactement comment Israël et ses amis travaillent de l’intérieur du système pour corrompre notre processus politique et faire en sorte que le gouvernement américain travaille en faveur des intérêts de l’État juif. Il décrit en détail comment le Lobby israélien a réussi à manipuler la communauté des forces de l’ordre pour protéger et promouvoir l’agenda du Premier ministre Benjamin Netanyahou. Un élément clé de la pénétration israélienne dans le gouvernement américain a été l’approbation par le président George W. Bush, en 2004, de la création de l’Office of Terrorism and Financial Intelligence (OTFI) au sein du département du Trésor. Le site Internet de ce service proclame qu’il est responsable de « la sauvegarde du système financier contre son utilisation illicite et la lutte contre les nations voyous, les complices des terroristes, les proliférateurs d’armes de destruction massive (ADM), les blanchisseurs d’argent, les barons de la drogue et autres menaces à la sécurité nationale » mais, depuis sa création, il s’agit essentiellement de sauvegarder ce qu’Israël perçoit comme ses intérêts. Grant Smith note cependant comment « ce bureau secret est sélectivement aveugle envers d’important financiers du terrorisme, tels que le blanchiment d’argent exonéré d’impôt pour les colonies israéliennes illégales et le financement de la prolifération et la contrebande de technologies d’armement dans le complexe clandestin d’armes nucléaires d’Israël ». Le premier chef du bureau fut le sous-secrétaire du Trésor, Stuart Levey, qui opérait déjà secrètement au sein même de ce département, tout en assurant une coordination régulière tant avec le gouvernement israélien qu’avec des organisations pro-israéliennes comme l’AIPAC, WINEP et la Fondation pour la défense des démocraties (FDDD). Levey se rendait aussi régulièrement en Israël, aux frais du contribuable, tout comme ses trois successeurs à la tête de ce service. Levey a quitté l’OTFI en 2011 et a été remplacé par David S. Cohen. Il a été rapporté, à l’époque et par la suite, que les postes antiterroristes à l’OTFI étaient tous occupés par des personnes à la fois juives et sionistes. Cohen a continué la tradition de Levey de résister à toute transparence sur les activités du bureau. Smith raconte comment, le 12 septembre 2012, il a refusé de répondre aux questions des journalistes « sur la possession d’armes nucléaires par Israël et si le fait de sanctionner l’Iran, signataire du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, pour son programme nucléaire civil inspecté au niveau international ne serait pas un exemple du deux poids, deux mesures endémique qui règne à l’OTFI ». Cohen a été à son tour remplacé en 2015 par Adam Szubin qui a ensuite été remplacé en 2017 par Sigal Pearl Mandelker, une ancienne et peut-être toujours citoyenne israélienne. Tous les dirigeants de l’OTFI ont donc été juifs et sionistes. Tous travaillent en étroite collaboration avec le gouvernement israélien, se rendent fréquemment en Israël pour « affaires officielles » et sont tous en liaison étroite avec les groupes juifs les plus souvent décrits comme faisant partie du lobby israélien. Et le résultat a été que les nombreuses victimes de l’OTFI ont généralement été des ennemis d’Israël, tels que définis par Israël et les lobbyistes juifs d’Amérique. La Liste des ressortissants spécialement désignés et des personnes bloquées (Specialially Designated Nationals And Blocked Persons List – SDN) de l’OTFI, qui comprend des sanctions et des moyens de les appliquer, comporte de nombreux noms et sociétés musulmans et chrétiens du Moyen-Orient, mais aucune société basée en Israël, ni aucun nom israélien, alors que beaucoup sont bien connus des forces de l’ordre comme étant des trafiquants d’armes et des blanchisseurs d’argent. Et une fois placé sur la SDN, il n’y a aucun moyen transparent d’en être effacé, même si l’inscription sur cette liste résultait clairement d’une erreur. Ici, aux États-Unis, l’action de l’OTFI a entraîné la fermeture d’organisations caritatives islamiques et l’emprisonnement d’individus exerçant leur droit à la liberté d’expression en critiquant l’État juif. Si la loi anti-boycott israélien parvient à être adoptée par le Congrès, le modèle de l’OTFI deviendra vraisemblablement le modèle applicable lorsqu’il s’agira de restreindre la liberté d’expression chaque fois qu’Israël sera impliqué. L’histoire de l’OTFI est scandaleuse, mais elle est loin d’être unique. Il y a beaucoup d’histoires de Juifs américains étroitement liés à Israël qui ont été promus par des lobbies nationaux puissants et riches en argent pour agir au nom de l’État juif. Certes, les juifs sionistes sont largement surreprésentés dans toutes les agences gouvernementales qui ont quelque chose à voir avec le Moyen-Orient et on peut raisonnablement argumenter sur le fait que les partis républicain et démocrate sont dans les poches de milliardaires juifs comme Sheldon Adelson et Haim Saban. Les néoconservateurs, dont la plupart sont juifs, ont infiltré le Pentagone sous l’administration Reagan et eux et leurs héritiers, au gouvernement et dans les médias (Doug Feith, Paul Wolfowitz, Scooter Libby, Richard Perle, Bill Kristol), ont été des acteurs majeurs dans la guerre catastrophique menée contre l’Irak que Philip Zelikow, l’un des architectes de cette guerre, décrivait en 2004 comme concernant totalement Israël. Ce sont ces mêmes personnes qui sont maintenant à l’avant-garde d’une guerre contre l’Iran. La politique américaine à l’égard du Moyen-Orient est actuellement en grande partie gérée par un petit cercle de juifs orthodoxes travaillant pour le gendre du président, Jared Kushner. L’un d’eux, David Friedman, est actuellement ambassadeur des États-Unis en Israël. Friedman, un avocat en faillite qui n’a pas de références diplomatiques ni de politique étrangère, est un Juif sioniste qui est aussi un partisan des colonies illégales en Cisjordanie et un critique sévère des autres Juifs qui, d’une manière ou d’une autre, sont en désaccord avec le gouvernement israélien. Il a contribué financièrement à la construction de colonies de peuplement, ce qui serait déclaré illégal si l’OTFI faisait son travail, et a constamment défendu les colons tout en condamnant les Palestiniens dans ses discours en Israël. Il répète sans cesse les arguments du gouvernement israélien et a tenté de modifier le libellé des communications du département d’État, en cherchant à supprimer le mot « occupé » pour décrire le contrôle israélien sur la Cisjordanie. Son humanité ne s’étend pas au-delà de sa judéité, il défend les Israéliens qui ont tiré sur des milliers de manifestants de Gaza non armés et bombardé des écoles, des hôpitaux et des centres culturels. La façon dont il représente les États-Unis et ses citoyens qui n’ont pas la double nationalité doit être considérée comme un mystère. Le principal conseiller de Friedman est le rabbin Aryeh Lightstone, qui est décrit par l’ambassade comme un expert en « éducation juive et défense des droits des Juifs et des Israéliens ». Une fois, en se montrant apparemment plus éclairé, Lightstone décrivit Donald Trump comme posant « un danger existentiel à la fois pour le Parti républicain et pour les États-Unis » et l’accusa même de se prosterner devant un public juif. Apparemment, quand l’occasion s’est présentée, il a changé d’avis sur son nouveau patron. Avant son embauche par le gouvernement en 2014, Lightstone avait fondé et dirigé Silent City, un groupe de pression juif soutenu par des fonds d’extrême droite qui s’opposait à l’accord nucléaire iranien et qui luttait également contre le mouvement non-violent de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS). Il serait toujours lié financièrement à des groupes anti-BDS, ce qui pourrait être interprété comme un conflit d’intérêts. En tant que conseiller principal de Friedman, il reçoit plus de 200 000 dollars par an, plus un logement gratuit, des prestations supplémentaires dont une indemnité de 25 % au titre du coût de la vie et une indemnité de difficulté de 10 %, une assurance maladie et l’admissibilité à un régime de retraite. Alors, qu’est-ce que Joe et Jill, les citoyens américains moyens y gagnent ? Pas grand-chose. Et pour Israël ? Tout ce qu’il veut, apparemment. Couler un navire de guerre américain ? D’accord. Piquer dans le Trésor américain ? Bien sûr, attendez une minute et nous rédigerons un projet de loi qui vous donnera encore plus d’argent. Créer une agence liée au département du Trésor et dirigée exclusivement par des juifs qui opèrent secrètement pour punir les détracteurs de l’État juif ? Pas de problème. Pendant ce temps, une bande de gars au Pentagone rêve de nouvelles guerres pour Israël, et la Maison Blanche envoie un ambassadeur ignorant et un haut responsable à l’étranger pour représenter les intérêts du gouvernement du pays où il est en poste, qui se trouve être Israël. Est-ce que ça finira un jour ? Philip Giraldi

Mardi 11 Septembre 2018
Syrie : Celui qui s’est battu contre le terrorisme à votre place ne cèdera pas à vos menaces…

Quel intérêt aurait la Syrie d'utiliser des produits chimiques alors que plus qu'une seule ville est occupée par les terroristes (rebelles pour les journaleux). Nous vous privez pas de cette lecture, elle est très instuctive. Pour mémoire, intervention du délégué permanent de la Syrie auprès des Nations Unies, suite au rapport mensuel de l’OIAC sur les armes chimiques en Syrie, le 6 septembre 2018, et aux débats consécutifs des membres du Conseil de sécurité présidé par la déléguée des États-Unis. Merci Madame la Présidente, Les propos de certains concernant les armes chimiques en Syrie sont trompeurs et irresponsables car il n’y a plus d’armes chimiques en Syrie depuis que Mme Sigrid Kaag l’a déclaré ici même, devant ce Conseil, en 2014. Et dans son intervention d’aujourd’hui, Mme Nakamitsu [Haute-Représentante pour les affaires de désarmement de l’ONU] s’est félicitée de la destruction de la totalité des 27 installations syriennes de fabrication d’armes chimiques et de la signature du document tripartite autorisant le Bureau des projets spéciaux à poursuivre son travail en Syrie. Il semble que ses paroles n’ont pas été entendues par certains collègues qui, dans cette enceinte, persistent à se donner la peine d’attendre Godot, égaré depuis des décennies dans le théâtre de l’absurde de Samuel Bekett. La langue des menaces n’est pas digne de ce Conseil, Madame la Présidente. Elle n’est d’aucune utilité surtout lorsqu’elle pratiquée par la présidence. Nous sommes des diplomates. Notre mission consiste à empêcher les guerres, à interdire les menaces et à chercher des solutions diplomatiques aux crises internationales. Telle est notre conception de diplomates et d’ambassadeurs. Le Conseil de sécurité n’est pas une arène de guerre. Il est arrivé qu’il commette des erreurs et à plusieurs reprises, notamment à l’égard de l’Irak et de la Libye. Il est temps que nous apprenions de nos erreurs. Madame la Présidente, Depuis que la délégation de mon pays, ainsi que certaines autres délégations, ont pris connaissance du programme des travaux prévus pour ce mois-ci, les analyses et convictions partagées sont que certains membres permanents de ce Conseil ne lui reconnaissent plus sa mission de sauvegarde de la paix et de la sécurité internationales et sont désormais prêts à aller jusqu’aux dernières limites dans l’exploitation du Conseil de sécurité, des institutions onusiennes et des institutions internationales, afin d’engranger des bénéfices politiques pour eux-mêmes aux dépens de leur mission. En un mot, nous considérons toujours que les gouvernements de certains États membres permanents du Conseil de sécurité ont abandonné leurs responsabilités et sont devenus inaptes politiquement, moralement et légalement à défendre la paix et la sécurité internationales. Et pour plus de précision je dis que celui qui protège et couvre l’arsenal nucléaire, biologique et chimique d’Israël, qui invente des prétextes fallacieux pour conserver son propre arsenal chimique, qui a détruit l’Irak en usant du mensonge sur les Armes de Destruction Massive, qui s’est retiré de l’accord international avec l’Iran, qui a suspendu le financement de l’UNRWA, qui s’est retiré de l’UNESCO, qui continue à faire pression sur l’ONU par le biais de son financement, qui menace de se retirer de l’Organisation Mondiale du Commerce… je dis que celui qui commet tout cela n’a pas le droit de porter des accusations fausses et fabriquées quant à l’usage d’armes chimiques par mon pays, la Syrie, d’autant plus que son propre historique est riche de preuves réelles et non fabriquées d’utilisation d’armes nucléaires, chimiques et biologiques contre les civils de nombreuses régions en ce monde. Concernant les mensonges et les falsifications, j’ai toujours à l’esprit le rapport éhonté et ridicule, préparé par la correspondante de CNN, Arwa Damon, lors de sa rencontre en Turquie de prétendues victimes ayant fui la prétendue attaque chimique de Douma d’avril 2018. Laquelle prétendue attaque chimique a servi de prétexte aux gouvernements des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France à l’attaque tripartite sur la Syrie le samedi 14 avril 2018, suite à laquelle nous avions demandé la réunion de ce Conseil. Ce rapport filmé montre la journaliste, correspondante de CNN, plonger son nez dans un cartable d’écolier, en plein territoire turc, à des centaines de kilomètres de Douma et une semaine après l’incident présumé. Elle renifle et son odorat s’active pour lui faire dire sur les écrans de CNN, en dépit du décalage d’une semaine et à des centaines de kilomètres du lieu de la présumée attaque chimique, sans signes visibles d’un quelconque malaise, qu’elle a senti la puanteur bizarre de produits chimiques. Elle a dit « stinky », en anglais. Un rapport diffusé dans le cadre de la justification de l’agression militaire sur la Syrie. Voyez le niveau de régression politique et médiatique ! Mesdames et Messieurs, Vous savez tous qu’en vérité la Syrie et ses alliés ont mené des combats acharnés et obtenu de réels succès dans la guerre contre les organisations terroristes, au premier rang desquelles Daech, Al-Qaïda [le Front al-Nosra] et autres organisations terroristes associées. Et vous êtes tous convaincus, ouvertement ou implicitement, que nous n’avions et n’avons toujours pas besoin d’utiliser des armes internationalement interdites pour éliminer le terrorisme. De plus, vous ne doutez absolument pas que celui qui s’est lancé dans cette guerre contre le terrorisme international, à la place de vos peuples et de vos gouvernements, ne se soumettra pas aujourd’hui au chantage politique scandaleux ou aux menaces d’une agression militaire directe des gouvernements des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France ; lesquels gouvernements ont commis tous les interdits en Syrie, à commencer par le soutien du terrorisme pour en arriver à donner des instructions à l’organisation du Front al-Nosra [Al-Qaïda] et autres organisations affiliées dont, en premier lieu, les « Casques blancs », les invitant à utiliser des armes chimiques contre des civils syriens afin d’en accuser le gouvernement syrien et créer le prétexte d’une nouvelle agression militaire. Madame la Présidente, En Syrie, nous combattons Al-Qaïda sur notre sol, non à Washington, à Londres ou à Paris. Nous combattons cette même Al-Qaïda qui a perpétré les attentats du 11 septembre à New York. Nous combattons la même Al-Qaïda qui a mené des attaques à Paris, Londres et plusieurs autres capitales européennes. Et notre récompense fut que vous vous êtes transformés en force de soutien d’Al-Qaïda contre nous, nous qui la combattons à votre place et à la place de vos peuples. Demandez-vous, vous qui êtes garants de la souveraineté du droit international et de la légitimité de la Charte : Qu’est-ce qui pousserait la Syrie à recourir à des armes internationalement interdites qu’elle ne possède déjà pas et lesquelles ne sont d’aucune utilité militaire, sinon que celle de fournir aux trois forces d’agresseurs [précitées] le prétexte de mener une agression après l’autre contre nous ? Comment se fait-il que l’arme chimique prétendument utilisée ne touche que les femmes et les enfants, sans toucher les terroristes ? Comment et pourquoi ces trois forces d’agresseurs sont les seules à pouvoir prédire le lieu, la date et le type d’armes chimiques qui seront utilisées en Syrie ? Pourquoi une telle miraculeuse capacité de prédiction se trouve partagée par les trois gouvernements agresseurs et les terroristes du Front al-Nosra [Al-Qaïda] et les « Casques blancs » ? Pourquoi le Conseil de sécurité et l’OIAC ont jusqu’ici été incapables de prendre en compte les informations contenues dans 156 lettres, adressées par la Syrie ces dernières années ? En l’occurrence, des informations concernant les produits chimiques toxiques parvenus aux organisations terroristes armées, stockés, conditionnés et utilisés contre les civils pour accuser l’Armée syrienne. Ces 156 lettres, les voici. Nous vous les avons adressées ainsi qu’à l’OIAC. Mais personne ne lit. Personne ne veut lire. Et personne ne veut coopérer avec le gouvernement syrien pour lutter contre le terrorisme et empêcher les groupes terroristes de faire usage des armes chimiques. Pourquoi ? Parce que certains ne veulent pas régler le problème en Syrie. Parce que certains exploitent le terrorisme. Les questions sont nombreuses et les réponses sont connues. Par respect du temps qui m’est imparti et par confiance en votre capacité de jugement, je me contenterai de vous dire que ces trois gouvernements ont échoué durant ces huit dernières années à obtenir ce qu’ils voulaient en soutenant le terrorisme. C’est pourquoi ils sont désormais plus limpides, menant une agression militaire directe, déployant illégitimement leurs forces armées sur certaines parties du territoire de mon pays. Ils empêcheront la progression du processus politique à Genève, Astana et Sotchi. Ils tenteront d’empêcher l’élimination des reliquats du terrorisme à Idleb et ailleurs. Ils continueront à imposer un siège économique suffocant au peuple syrien. Ils travailleront à bloquer le financement de la reconstruction, le redressement du pays, ainsi que le retour des déplacés et des réfugiés dans leurs foyers afin qu’ils vivent dans la dignité, la sécurité et la paix. J’insiste, Madame la Présidente, sur le fait que suite à la destruction des deux dernières installations mentionnées par Mme Nakamitsu et à la vérification par la mission de l’OIAC de la destruction et de l’évacuation des décombres, la Syrie se sera acquittée de tous ses engagements concernant les sites de production d’armes chimiques. Pour finir, le gouvernement de mon pays affirme avoir adressé avant-hier, aux membres du Conseil de sécurité, une lettre officielle contenant des informations précises et d’une grande crédibilité sur les préparatifs des groupes terroristes armés, présents à Idleb et dans les campagnes de Lattaquié et d’Alep, en vue de l’utilisation à grande échelle de produits chimiques toxiques contre les civils dans le but d’entraver l’opération militaire anti-terroriste dans ces régions. Et, en conclusion, Madame la Présidente, je dis qu’il est absolument scandaleux et très regrettable que certains délégués d’États membres permanents de ce Conseil, dont la Présidence, aient confondu le sujet de la session d’aujourd’hui avec le sujet de la session de demain [À suivre…] Merci Madame la Présidente. Dr Bachar al-Jaafari


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