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Ces discours, vous les connaissez, ils sont rabâchés (de la même façon) toute la journée sur tous les médias. Ce que nous proposons ici, c'est d'avoir non pas des certitudes, mais des éléments de réflexion, car pour se faire une idée des évènements il faut lire plusieurs point de vue. Et ce n'est pas en écoutant les "médias officiels" que vous pourrez en avoir !
Il ne suffit pas de s’informer, ils faut s’impliquer !

Nous tentons, de donner à ceux qui travaillent, et qui, nous le comprenons fort bien, n'ont pas tout leur temps pour eux, une information ciblée sur l'essentiel de la géopolitique , qui interprète une autre musique que celle diffusée par les médias nationaux. En effet, lire d'autres points de vue permet de se faire une autre idée des évènements. Ainsi, vous pourrez vous forger votre propre idée.


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Mardi 08 Janvier 2019
Florilège de la nouvelle année

cette nouvelle année, que je vous souhaite excellente, commence sur les chapeaux de roue et nous promet de très belles surprises géopolitiques. Le Grand jeu a ceci de féerique qu'en plus d'être fondamental pour la compréhension du monde, il nous scotche sur nos fauteuils comme le ferait le meilleur Hitchcock... A tout saigneur tout honneur, l'empire est toujours pris dans les insondables remous provoqués, on le sait, par l'élection de Trump il y a deux ans. Ceux qui pensaient que le Donald se rangerait sagement derrière les injonctions du Deep State en sont pour leurs frais. Pas étonnant que le sinistre McCainistan ait été derrière - c'est officiel maintenant - le dossier Steele, intox assez lamentable laissant entendre que les Russes avaient des informations compromettantes sur le nouveau président américain. Tout était bon pour saboter sa présidence mais la bête résiste, dans son style caractéristique et inclassable, mêlant certains éléments propres à satisfaire le parti de la guerre et d'autres qui lui font littéralement s'arracher les cheveux. Sa dernière interview a encore fait perler quelques gouttes de sueurs au front des stratèges US et autres clients de l'empire, qui ne savent plus à quel saint se vouer. Vidéo Ce qu'il dit en soi n'apprendra certes rien aux observateurs et il ne peut s'empêcher quelques petits moments de gloriole infantiles - non, Donald, l'Iran n'a pas changé depuis que tu es arrivé au pouvoir et Téhéran ne retire pas ses conseillers spéciaux/milices du Moyen-Orient pour faire face à la contestation intérieure... Mais certaines admissions, certains commentaires pertinents, sont remarquables dans la bouche d'un président américain devant les caméras de télévision. Petit florilège. En Afghanistan, l'URSS a eu raison d'intervenir dans les années 80 pour contrer les djihadistes [soutenus par Washington, ndlr]. Les Américains y sont depuis 19 ans, dépensant une fortune sans résultat. Les Talibans sont plus forts que jamais [aucune surprise pour le fidèle lecteur] et ils se battent contre l'EI ; laissons nos ennemis se battre entre eux, il serait stupide d'intervenir. Ce qu'il ne dit pas, c'est que les Américains multiplient les pourparlers avec les Talibans, à Abu Dhabi il y a quelques jours, au Qatar prochainement, alors même qu'ils en accusaient les Russes il y a quelques mois encore. Sur le terrain, les "étudiants en théologie" ont mis la main sur un nouveau district et la carte du pays n'est guère rassurante pour le gouvernement central : Avec sa décision de retrait partiel d'Afghanistan, le Donald ne fait qu'entériner la défaite programmée des Etats-Unis. Le Royaume de l'insolence, tombeau des empires, a encore frappé ! Sur la Syrie, il est tout aussi clair : La Syrie a été perdue il y a longtemps par Obama. Ce n'est que sable et mort, il n'y a même aucune richesse et nous n'avons rien à y faire. Je ne sais pas d'où sort l'échéance de quatre mois ; je n'ai jamais dit que le retrait se ferait en un jour, il sera progressif, mais il se fera. Nous allons faire en sorte que les Kurdes soient protégés même s'ils ont vendu du pétrole à l'Iran [??]. Les Iraniens, les Russes et Assad détestent encore plus Daech que nous [la presstituée en a avalé son stylo de travers], ne faisons pas le travail à leur place. Si Israël pensait être rassurée sur les intentions US en dépit du retrait, la dernière sortie de Trump a dû rallumer quelques alarmes. D'autant plus que, outre ses paroles assez ambiguës sur l'Iran, il a prononcé une phrase plus qu'étrange et quelque peu hors contexte : "Franchement, ils peuvent faire ce qu'ils veulent en Syrie". Crise de nerfs à Tel Aviv. Nous assistons peut-être d'ailleurs à un divorce entre le Donald et le lobby pro-israélien, ce dernier tournant ingratement le dos au président américain qui a pourtant, historiquement, été le plus favorable à Israël... Mais revenons en Syrie. Chat échaudé craint l'eau froide. Le félin en question, ce sont les Kurdes qui, ne sachant plus quoi attendre des Etats-Unis, continuent leurs négociations avec Damas. Les mots de la porte-parole kurde sont intéressants : "Les FDS ne tiennent plus compte de la présence ou absence américaine en Syrie". Propos confirmés par un autre officiel du Rojava. De quoi faire se retourner dans sa future tombe le néo-con Lindsay Graham, pour qui un rapprochement Assad-Kurdes serait "un désastre majeur". A Idlib, c'est le chaos et cette carte en donne une bonne idée : La guerre civile inter-barbue a éclaté et cette fois, elle semble partie pour durer. HTS (Al Qaeda pour les intimes) a lancé une attaque en règle contre al-Zinki qui, avec ses alliés pro-Turcs, a répliqué. Dans l'affaire, il y aurait une cinquantaine de morts de chaque côté et HTS occuperait même un poste d'observation turc. Le sultan, justement, n'est peut-être finalement pas mécontent de la soudaine flambée de violence. Ne sachant plus trop quoi faire de ses barbus après le report sine die de l'offensive prévue contre les Kurdes, il peut toujours les lancer contre Al Qaeda afin de respecter enfin la promesse faite aux Russes d'en finir avec l'Idlibistan. A Moscou, on boit du petit lait. Les Kurdes continuent leurs avances à Damas, les soldats syriens et américains commencent à se côtoyer sans anicroches à Manbij, les djihadistes d'Idlib s'entretuent, qui s'ajouteront aux 23 000 déjà dégommés en 2018... Ca n'empêche pas le Kremlin de passer la vitesse supérieure. Et nous ne parlons pas ici de l'inarrêtable missile hypersonique Avangard, qui vole à Mach 20 et devant lequel l'empire n'a aucun moyen de défense. Dans le bras de fer engagé avec Washington, Moscou a inculpé un Américain, Paul Wheelan, d'espionnage deux jours après son arrestation. Certains ne manquent évidemment pas d'y voir une monnaie d'échange pour faire libérer Maria Butina. Mais il se pourrait que l'accusation soit bien réelle. Les deux faits n'ont peut-être aucun lien mais Wikileaks a révélé il y a peu que les ambassades américaines à travers le monde étaient en train d'accumuler équipement d'espionnage et logiciels de hacker. A suivre... Quant au Nord Stream II, la pose des tubes a commencé dans les eaux territoriales suédoises. Là encore, le fidèle lecteur aura été prévenu. Washington ne peut rien y faire et c'est d'ailleurs ce qu'a déclaré il y a quelques jours la Commission de Bruxelles, pourtant connue pour son masochisme et sa sainte horreur du gaz russe dont elle a néanmoins plus que jamais besoin.

Samedi 17 Novembre 2018
La nouvelle alliance d’Idleb met à nu les mensonges des médias sur la Syrie

Toutes les factions, groupes, clans, organisations, phalanges, mouvements rebelles et terroristes syriens toutes tendances confondues, incluant Al-Nosra, Daech, l’Armée Syrienne Libre, la Brigade Al-Rahmane, les tigres Ouïghours, Al-Qaïda, l’Armée de Libération du Levant, les groupes kurdes soutenus par Washington, les groupes turkmènes soutenus par Ankara, les groupes terroristes soutenus par Londres et Paris, regroupés dans ce qu’ils définissent comme la Zone libérée d’Idleb, viennent d’annoncer leur union face à Bashar Al-Assad, président de la République Arabe Syrienne.

Samedi 13 Octobre 2018
Budget italien : le bras de fer avec l’UE est engagé

L'Italie déclare la guerre à Merkel et à l'UE S'il était jamais douteux que les dirigeants de la coalition eurosceptique qui dirige maintenant l'Italie aient un plan pour défier l'Union européenne, son budget proposé devrait les réprimer. Les deux vice-premiers ministres, Luigi Di Maio du Five Star Movement et Matteo Salvini de la Ligue, ont fermement insisté pour que les dirigeants de l'Union européenne ne s'opposent pas aux dirigeants de l'Union européenne sur toutes les questions de souveraineté d'ici aux élections européennes de mai. Leur proposition de budget, qui comprenait à la fois des réductions d’impôts et un revenu universel, a dépassé la limite de 2 fixée dans le budget de l’UE. 0% du PIB, à 2. 4%. Cela a mis leur ministre des Finances, Giovanni Tria, dans une position difficile parce que Tria ne veut pas négocier ce budget avec Bruxelles, préférant une approche moins conflictuelle et davantage axée sur l'UE. Salvini et Di Maio ont toutefois d'autres projets. Et depuis que j'ai commencé à couvrir cette histoire l'année dernière sur mon blog, j'ai déclaré qu'il était impératif que Salvini force la question des revendications de la troïka - l'UE, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international - à s'apaiser à la restructuration de sa dette. /le pardon. Ce que je voulais dire alors, et je me suis concentré sur l’émergence de Salvini en tant que leader de cette lutte, c’est que Salvini et l’Italie, parce qu’elles sont plus que techniquement insolvables, ont tout le poids nécessaire dans les négociations. Juncker, Draghi, Merkel et Christine LaGarde du FMI ne peuvent ignorer l'ampleur de leur dette et les engagements figurant dans les bilans des banques européennes, notamment les engagements de près de 1 billion de dollars dans Target 2. Mais pour faire cela, Salvini et maintenant Di Maio doivent faire un effort de bonne foi pour négocier un bon accord pour l'Italie avec Bruxelles, Berlin et le FMI. C'est pourquoi le budget a grimpé après les 2. Limite de 0%, puis ils sont revenus à 2. 0%, mais avec des dispositions qu'ils savaient susceptibles de susciter la colère des ministres des Finances de l'UE. Le but de ceci est de pousser Bruxelles et de les dépeindre comme les méchants pour ramener l’opinion publique sur une position en italique. Les problèmes de l'Italie ne peuvent pas être résolus, l'Allemagne détenant les cordons de la bourse pour tous les pays de l'UE. Le premier volet de leur assaut contre la structure du pouvoir de l'UE est le suivant: défiez-les en respectant leur budget, tout en faisant des déclarations fermes au reste de l'Europe pour leur dire qu'ils ne cherchent pas à sortir de l'euro. S'ils le font, ce sera l'Allemagne qui va forcer cette situation. L’autre volet de l’agression consiste à refaire l’UE de l’intérieur, ce que Salvini a déclaré ouvertement comme l’un de ses objectifs. Tout a commencé il y a plus d'un mois, lorsqu'il a rencontré le président hongrois, Viktor Orban, qui a convenu d'une stratégie visant à créer une "Ligue des ligues" afin d'unir l'opposition au régime technocratique en vigueur à la Commission européenne. Ils ont alors clairement indiqué que l’objectif était d’arracher le contrôle de la présidence de la Commission européenne à la coalition soutenant le président en exercice, Jean-Claude Juncker. Avec la hausse des sondages des partis eurosceptiques à travers l'Europe, Salvini et Orban peuvent conduire à un réel changement dans la structure des partis au sein du Parlement européen. Le Parti Populaire Européen, dont fait partie le parti Fidesz d'Orban, risque de perdre sa haute position dans une coalition en raison de l'énorme changement de la composition électorale italienne ainsi que de celui de l'Autriche avec le moins radical Sebastian Kurz. Mais le grand coup est sur la table en Allemagne. Le suppléant pour l'Allemagne (AfD) se dirige maintenant vers 20% au niveau national et le prochain obstacle à sa croissance est l'élection des États de Bavière ce week-end. Si AfD sur interroge les Verts et refuse à la CSU l'accès à un gouvernement de coalition sans eux, cela pourrait avoir des effets d'entraînement pour Angela Merkel. Selon les derniers sondages, l'AfD se situerait autour de 11% en moyenne, contre 18% pour les Verts. La CSU s'est effondrée à seulement 35%. Pour le moment, personne ne peut deviner quelle est la précision de ces sondages, mais compte tenu de l’histoire récente, je ne serais pas surpris de voir l’AfD surpasser ses statistiques le dimanche. Parce que s'ils le font et que le total CSU / Green est inférieur à 50%, la CSU pourrait être obligée de former une coalition à trois têtes pour geler l'AfD. Et cela suppose que la CSU et les Verts pourraient former une coalition viable en premier lieu. Cela bouleverserait vraiment les dirigeants de la CSU et les appels à la rupture de l'Union avec la CDU de Merkel deviendraient de plus en plus forts. Et avec Merkel face à la déloyauté interne de la CDU, la possibilité que sa coalition nationale s'effondre sous l'effet de la pression externe exercée par Salvini et Di Maio sur les questions de budget et de dette augmente rapidement. Les marchés commencent à se rendre compte que cette bataille politique ne se déroulera pas aussi facilement pour l'Allemagne et la troïka que pour la Grèce. Salvini et Di Maio ne sont pas Varoufakis et Tsipras et l'Italie est tout simplement plus importante que la Grèce. L'euro s'affaiblit de jour en jour tandis que les rendements obligataires italiens montent en flèche. Les traders ne savent pas quoi faire car chaque déclaration d'un responsable associé à cette lutte déplace les marchés de la dette italienne de 20 points de base. Et je ne devrais pas avoir à le dire trop souvent, mais une évolution de 20 points de base sur les marchés de la dette souveraine est la définition de «pas normal». «Les forces populistes au sein de l'UE sont en colère et leur pouvoir augmente. Les technocrates bruxellois semblent toujours penser que les anciennes règles s’appliquent, mais ils ne le font pas. Les tactiques d'effarouchement ne fonctionneront pas avec ces hommes, car ils savent que la décision ultime consiste simplement à se préparer à une nouvelle monnaie, que ce soit le mini-BOT lancé précédemment par Salvini ou une nouvelle lire. Ma lecture sur la situation actuelle est la suivante. Étant donné que la BCE est le seul acheteur marginal de la dette italienne, ce qui est le cas depuis plus d'un an, toute forte hausse des rendements obligataires est le résultat du simple fait que la BCE ait tout simplement évité que les forces du marché et les achats prennent le dessus. C'est la plus grande arme de la BCE. Il tentera de faire peur à tout le monde en permettant à la situation budgétaire de l'Italie de s'éroder rapidement, ce qui l'empêchera d'émettre de la dette à des rendements viables. Mais cela se fait au détriment de la valeur des obligations qu’elle et les autres banques européennes détiennent déjà. Parce qu'ils perdent de la valeur, ils nuisent à la solvabilité de ces banques. Si les dirigeants italiens tiennent la ligne et refusent de reculer, ils dénoncent le bluff de la BCE qui permet aux taux d'augmenter. La BCE doit rentrer, commencer à acheter pour soutenir le prix et se regrouper pour la prochaine bataille. C'est ce que nous constatons depuis quelques mois sur le marché obligataire italien. C'est là que se déroule cette guerre ainsi que les gros titres. Et Salvini et Di Maio le comprennent. Parce que s'ils ne l'avaient pas fait, ils se seraient déjà pliés. Au lieu de cela, ils ont doublé leur opposition à Bruxelles et à Berlin et ajouté de nouveaux vecteurs à leurs attaques. Cela ne finira pas bien. Tom Luongo

Dimanche 16 Septembre 2018
La cinquième colonne israélienne

Par Philip Giraldi – Le 4 septembre 2018 Faisant référence à Israël lors d’une interview, en août 1983, l’amiral de la marine américaine et ancien chef d’état-major interarmées Thomas Moorer a déclaré : « Je n’ai jamais vu un président – quel qu’il soit – leur tenir tête. Ça dépasse l’entendement. Ils obtiennent toujours ce qu’ils veulent. Les Israéliens savent tout le temps ce qui se passe. J’en étais arrivé au point où je n’écrivais plus rien. Si le peuple américain comprenait l’emprise qu’ils ont sur notre gouvernement, il prendrait les armes. Nos citoyens n’ont certainement aucune idée de ce qui se passe. » Moorer parlait de façon générale, mais il avait quelque chose en tête, à savoir l’attaque israélienne du 8 juin 1967 contre le navire de renseignement américain U.S.S. Liberty, qui a tué 34 membres d’équipage américains et en a blessé 173 autres. Le navire naviguait dans les eaux internationales et arborait un immense drapeau étatsunien, mais les avions de guerre israéliens, qui avaient identifié le navire comme étant américain, ont même été jusqu’à mitrailler les radeaux de sauvetage pour tuer ceux qui fuyaient le navire en perdition. Il s’agit de l’attaque la plus sanglante jamais commise contre un navire de la marine américaine, hors temps de guerre, et l’équipage méritait de recevoir le plus grand nombre de médailles décerné à un seul navire pour une seule action. Oui, c’est une sacrée histoire de courage sous le feu des projecteurs, mais n’attendez surtout pas que Hollywood en fasse un film. Le président Lyndon B. Johnson, qu’il brûle en enfer, a même ordonné de rappeler les avions envoyés pour aider le navire sinistré, disant qu’il préférerait que le navire coule par le fond plutôt que d’embarrasser son bon ami Israël. Puis vint le camouflage, de l’intérieur même du gouvernement américain. Une commission d’enquête convoquée à la hâte et exécutée sommairement, dirigée par l’amiral John McCain, le père de l’actuel sénateur, n’a délibérément interrogé qu’une poignée de membres d’équipage avant de conclure qu’il s’agissait d’un accident. Les marins qui avaient survécu à l’attaque ainsi que les membres d’équipage des navires de la marine qui sont finalement arrivés pour prêter assistance ont été détenus au secret à Malte avant d’être menacés pour qu’ils jurent de garder le secret. Depuis lors, le Congrès, la Maison Blanche et le Pentagone ont rejeté les tentatives répétées de convoquer une autre véritable enquête. Le sénateur John McCain, récemment décédé, a été particulièrement actif dans le refus de réouvrir l’enquête a la demande des survivants du Liberty. L’histoire du Liberty montre que la capacité d’Israël à faire agir le gouvernement des États-Unis contre ses propres intérêts existe depuis longtemps. Grant Smith, de l’IRMEP, cite comment l’espionnage israélien réalisé par l’AIPAC à Washington au milieu des années 1980 a abouti à un accord commercial inégal qui bénéficiait à Israël de plus de 10 milliards de dollars par an en plus des subventions directes du Trésor américain et des milliards en dons « caritatifs » exonérés d’impôts faits par les juifs américains. Si l’amiral Moorer était encore en vie, je pourrais lui dire que la situation vis-à-vis de la puissance israélienne est bien pire maintenant qu’en 1983. Il serait très intéressé de lire un remarquable travail de recherche récemment réalisé par Smith, qui démontre exactement comment Israël et ses amis travaillent de l’intérieur du système pour corrompre notre processus politique et faire en sorte que le gouvernement américain travaille en faveur des intérêts de l’État juif. Il décrit en détail comment le Lobby israélien a réussi à manipuler la communauté des forces de l’ordre pour protéger et promouvoir l’agenda du Premier ministre Benjamin Netanyahou. Un élément clé de la pénétration israélienne dans le gouvernement américain a été l’approbation par le président George W. Bush, en 2004, de la création de l’Office of Terrorism and Financial Intelligence (OTFI) au sein du département du Trésor. Le site Internet de ce service proclame qu’il est responsable de « la sauvegarde du système financier contre son utilisation illicite et la lutte contre les nations voyous, les complices des terroristes, les proliférateurs d’armes de destruction massive (ADM), les blanchisseurs d’argent, les barons de la drogue et autres menaces à la sécurité nationale » mais, depuis sa création, il s’agit essentiellement de sauvegarder ce qu’Israël perçoit comme ses intérêts. Grant Smith note cependant comment « ce bureau secret est sélectivement aveugle envers d’important financiers du terrorisme, tels que le blanchiment d’argent exonéré d’impôt pour les colonies israéliennes illégales et le financement de la prolifération et la contrebande de technologies d’armement dans le complexe clandestin d’armes nucléaires d’Israël ». Le premier chef du bureau fut le sous-secrétaire du Trésor, Stuart Levey, qui opérait déjà secrètement au sein même de ce département, tout en assurant une coordination régulière tant avec le gouvernement israélien qu’avec des organisations pro-israéliennes comme l’AIPAC, WINEP et la Fondation pour la défense des démocraties (FDDD). Levey se rendait aussi régulièrement en Israël, aux frais du contribuable, tout comme ses trois successeurs à la tête de ce service. Levey a quitté l’OTFI en 2011 et a été remplacé par David S. Cohen. Il a été rapporté, à l’époque et par la suite, que les postes antiterroristes à l’OTFI étaient tous occupés par des personnes à la fois juives et sionistes. Cohen a continué la tradition de Levey de résister à toute transparence sur les activités du bureau. Smith raconte comment, le 12 septembre 2012, il a refusé de répondre aux questions des journalistes « sur la possession d’armes nucléaires par Israël et si le fait de sanctionner l’Iran, signataire du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, pour son programme nucléaire civil inspecté au niveau international ne serait pas un exemple du deux poids, deux mesures endémique qui règne à l’OTFI ». Cohen a été à son tour remplacé en 2015 par Adam Szubin qui a ensuite été remplacé en 2017 par Sigal Pearl Mandelker, une ancienne et peut-être toujours citoyenne israélienne. Tous les dirigeants de l’OTFI ont donc été juifs et sionistes. Tous travaillent en étroite collaboration avec le gouvernement israélien, se rendent fréquemment en Israël pour « affaires officielles » et sont tous en liaison étroite avec les groupes juifs les plus souvent décrits comme faisant partie du lobby israélien. Et le résultat a été que les nombreuses victimes de l’OTFI ont généralement été des ennemis d’Israël, tels que définis par Israël et les lobbyistes juifs d’Amérique. La Liste des ressortissants spécialement désignés et des personnes bloquées (Specialially Designated Nationals And Blocked Persons List – SDN) de l’OTFI, qui comprend des sanctions et des moyens de les appliquer, comporte de nombreux noms et sociétés musulmans et chrétiens du Moyen-Orient, mais aucune société basée en Israël, ni aucun nom israélien, alors que beaucoup sont bien connus des forces de l’ordre comme étant des trafiquants d’armes et des blanchisseurs d’argent. Et une fois placé sur la SDN, il n’y a aucun moyen transparent d’en être effacé, même si l’inscription sur cette liste résultait clairement d’une erreur. Ici, aux États-Unis, l’action de l’OTFI a entraîné la fermeture d’organisations caritatives islamiques et l’emprisonnement d’individus exerçant leur droit à la liberté d’expression en critiquant l’État juif. Si la loi anti-boycott israélien parvient à être adoptée par le Congrès, le modèle de l’OTFI deviendra vraisemblablement le modèle applicable lorsqu’il s’agira de restreindre la liberté d’expression chaque fois qu’Israël sera impliqué. L’histoire de l’OTFI est scandaleuse, mais elle est loin d’être unique. Il y a beaucoup d’histoires de Juifs américains étroitement liés à Israël qui ont été promus par des lobbies nationaux puissants et riches en argent pour agir au nom de l’État juif. Certes, les juifs sionistes sont largement surreprésentés dans toutes les agences gouvernementales qui ont quelque chose à voir avec le Moyen-Orient et on peut raisonnablement argumenter sur le fait que les partis républicain et démocrate sont dans les poches de milliardaires juifs comme Sheldon Adelson et Haim Saban. Les néoconservateurs, dont la plupart sont juifs, ont infiltré le Pentagone sous l’administration Reagan et eux et leurs héritiers, au gouvernement et dans les médias (Doug Feith, Paul Wolfowitz, Scooter Libby, Richard Perle, Bill Kristol), ont été des acteurs majeurs dans la guerre catastrophique menée contre l’Irak que Philip Zelikow, l’un des architectes de cette guerre, décrivait en 2004 comme concernant totalement Israël. Ce sont ces mêmes personnes qui sont maintenant à l’avant-garde d’une guerre contre l’Iran. La politique américaine à l’égard du Moyen-Orient est actuellement en grande partie gérée par un petit cercle de juifs orthodoxes travaillant pour le gendre du président, Jared Kushner. L’un d’eux, David Friedman, est actuellement ambassadeur des États-Unis en Israël. Friedman, un avocat en faillite qui n’a pas de références diplomatiques ni de politique étrangère, est un Juif sioniste qui est aussi un partisan des colonies illégales en Cisjordanie et un critique sévère des autres Juifs qui, d’une manière ou d’une autre, sont en désaccord avec le gouvernement israélien. Il a contribué financièrement à la construction de colonies de peuplement, ce qui serait déclaré illégal si l’OTFI faisait son travail, et a constamment défendu les colons tout en condamnant les Palestiniens dans ses discours en Israël. Il répète sans cesse les arguments du gouvernement israélien et a tenté de modifier le libellé des communications du département d’État, en cherchant à supprimer le mot « occupé » pour décrire le contrôle israélien sur la Cisjordanie. Son humanité ne s’étend pas au-delà de sa judéité, il défend les Israéliens qui ont tiré sur des milliers de manifestants de Gaza non armés et bombardé des écoles, des hôpitaux et des centres culturels. La façon dont il représente les États-Unis et ses citoyens qui n’ont pas la double nationalité doit être considérée comme un mystère. Le principal conseiller de Friedman est le rabbin Aryeh Lightstone, qui est décrit par l’ambassade comme un expert en « éducation juive et défense des droits des Juifs et des Israéliens ». Une fois, en se montrant apparemment plus éclairé, Lightstone décrivit Donald Trump comme posant « un danger existentiel à la fois pour le Parti républicain et pour les États-Unis » et l’accusa même de se prosterner devant un public juif. Apparemment, quand l’occasion s’est présentée, il a changé d’avis sur son nouveau patron. Avant son embauche par le gouvernement en 2014, Lightstone avait fondé et dirigé Silent City, un groupe de pression juif soutenu par des fonds d’extrême droite qui s’opposait à l’accord nucléaire iranien et qui luttait également contre le mouvement non-violent de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS). Il serait toujours lié financièrement à des groupes anti-BDS, ce qui pourrait être interprété comme un conflit d’intérêts. En tant que conseiller principal de Friedman, il reçoit plus de 200 000 dollars par an, plus un logement gratuit, des prestations supplémentaires dont une indemnité de 25 % au titre du coût de la vie et une indemnité de difficulté de 10 %, une assurance maladie et l’admissibilité à un régime de retraite. Alors, qu’est-ce que Joe et Jill, les citoyens américains moyens y gagnent ? Pas grand-chose. Et pour Israël ? Tout ce qu’il veut, apparemment. Couler un navire de guerre américain ? D’accord. Piquer dans le Trésor américain ? Bien sûr, attendez une minute et nous rédigerons un projet de loi qui vous donnera encore plus d’argent. Créer une agence liée au département du Trésor et dirigée exclusivement par des juifs qui opèrent secrètement pour punir les détracteurs de l’État juif ? Pas de problème. Pendant ce temps, une bande de gars au Pentagone rêve de nouvelles guerres pour Israël, et la Maison Blanche envoie un ambassadeur ignorant et un haut responsable à l’étranger pour représenter les intérêts du gouvernement du pays où il est en poste, qui se trouve être Israël. Est-ce que ça finira un jour ? Philip Giraldi

Samedi 11 Août 2018
Les médias émergents font peur aux monopoles de l’information

Nous assistons, depuis peu, au déchaînement des grands médias qui s’emportent contre les nouveaux médias émergents. Les médias au service de la parole oligarchique dominante ont raison de se faire du mauvais sang. L'immense majorité des lecteurs sains d'esprit boude les chiens de garde d'une rectitude politique qui bat de l'aile et le commun des mortels souhaite qu'on lui présente le monde tel qu'il est, sans cinéma. il convient, désormais, d'établir une « police de la pensée »...

Jeudi 09 Août 2018
L’impuissance de l’UE face aux sanctions américaines contre l’Iran

Une étude sur l'état de l'UE. L'auteur ne va pas assez loin pour signaler que l'UE est la continuation du projet nazi appliqué par les USA. Le spectacle qu’a offert le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker au sommet de l’OTAN à Bruxelles le mois dernier en titubant tellement qu’il a fallu le soutenir, symbolise le statut de l’UE sur la scène mondiale.

Mercredi 18 Juillet 2018
LES FAUX CULS DISENT COMBATTRE LE TERRORISME ALORS QU'ILS L'ARMENT ET LE FINANCENT

La Commission du Bundestag a, aussi relevé que l’armée syrienne lutte – depuis des années – contre différents groupes terroristes, dont certains ont bénéficié d’un soutien militaire et financier (désormais prouvé) des Etats-Unis et d’autres pays européens dont la Grande Bretagne et la FRANCE.

Lundi 16 Juillet 2018
Dette publique et "loi Rothschild" : le silence des médias et l'ignorance des masses

On parle beaucoup de crise et de dette en ce moment, mais de quelle manière ? Le journaliste Olivier Bonnet reproche aux médias de relayer la théorie libérale, sans s'interroger sur des étapes fondamentales comme celle de la loi Pompidou-Giscard en 1973. En clair et pour faire simple, la Banque de France a désormais interdiction de faire crédit à l’État, le condamnant à se financer en empruntant, contre intérêts, aux banques privées, au lieu de continuer à emprunter sans intérêt auprès de la banque de France qui lui appartient. Depuis l'application de ce principe, la finance et son infime oligarchie donnent la pleine mesure de leur asservissement des peuples, en une spirale exponentielle d'accroissement des inégalités. Un graphique pour illustrer le propos, qui montre l'hallucinante évolution de la courbe de la dette publique.


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